Le 4 mars, un élève du lycée du Mont‑Dore a été roué de coups au sein même de l’établissement et son agression a été filmée et, bien sûr, diffusée sur les réseaux. Le jeune souffre d’une ITT de 30 jours (mâchoire cassée) et deux plaintes ont été déposées. Les agresseurs dûment identifiés auront donc des comptes à rendre à la justice. En attendant, ils sont toujours scolarisés au lycée ! En effet, ils ont été sanctionnés par le conseil de discipline d’une peine « d’exclusion définitive avec sursis ». C’est tout bonnement stupéfiant, mais ça n’est pas étonnant. Pour la hiérarchie de l’Éducation nationale, de haut en bas, la consigne a toujours été au « pas de vague » et au fait de faire croire que tout va bien dans les établissements scolaires, ce qui est loin d’être le cas, surtout au Mont‑Dore et surtout depuis les émeutes du 13 mai. Il faut que les parents soient bien conscients que si leurs enfants ont des problèmes dans l’établissement, il ne sera pas certain qu’ils bénéficieront du soutien des responsables. « Sans remettre en cause la décision du conseil de discipline, qui relève de sa responsabilité, il est légitime que l’émotion soit vive », indique le maire du Mont‑Dore Nina Julié dans un communiqué. Il est surtout certain que l’indignation est vive, et qu’il faut que l’Éducation nationale fasse enfin preuve de courage, dont elle est si puissamment dénuée aujourd’hui.
Nicolas Vignoles



