C’est une première en Nouvelle-Calédonie. À partir du 1er mai, le gazole devient plus cher que l’essence, conséquence directe d’une hausse marquée des coûts d’approvisionnement dans un contexte international tendu. Une inversion des prix inédite, qui bouscule les habitudes des automobilistes et suscite inquiétudes et adaptations, aussi bien chez les particuliers que chez les professionnels.
À la veille de cette augmentation, les stations‑service ont connu une affluence particulière, signe d’une anticipation généralisée. Sur place, automobilistes et pompistes témoignent d’une hausse redoutée, entre inquiétude face à l’impact sur le budget et adaptation des habitudes pour limiter les dépenses.
À la station du Christ, à Nouméa, le pompiste Jean‑Yves Case constate déjà les effets de l’annonce : « Oui, il y a du monde, parce que l’augmentation, ce n’est pas une petite augmentation. »
Pour lui, cette hausse provoque une réaction immédiate chez les usagers : « Ils paniquent, c’est tout. » Cette panique se traduit concrètement par une modification des comportements. Là où certains faisaient auparavant systématiquement le plein, ils adoptent désormais une approche plus prudente, voire contrainte. « Il y a des clients qui avaient l’habitude de faire le plein, mais maintenant ils fixent un montant », observe le pompiste. Une tendance qui illustre une pression croissante sur le pouvoir d’achat, déjà fragilisé par la hausse des prix dans de nombreux secteurs du quotidien.
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Hugo Hmana



