La question d’Air Calédonie s’est imposée, jeudi, dans les débats au Congrès, reléguant au second plan l’examen de la prolongation du dispositif de continuité pays, qui a toutefois fini par être adoptée.
Au vu de l’urgence pour Air Calédonie et pour les îles, privées de connexions avec la Grande Terre depuis bientôt un mois, impossible de faire l’impasse sur ce brûlant sujet, qui s’est invité hier dans l’hémicycle.
Clouée au sol depuis le 2 mars, Aircal traverse une crise majeure dont elle pourrait bien ne pas se relever. Sa trésorerie sera à sec dans quelques jours et la moitié de son personnel a été placé au chômage partiel le 16 mars. Mais pour l’heure, en dehors des vols opérés depuis Tontouta vers Port-Vila et du « corridor sanitaire » mis en place par l’État et le gouvernement, les avions d’Air Calédonie sont paralysés. Dans les îles, des comité de coordination coutumière continuent les blocages pour contraindre le gouvernement à revenir sur sa décision d’autoriser le transfert des activités aéroportuaires de Magenta à La Tontouta. Résultat, l’horizon de vie se réduit de jour en jour pour Air Calédonie.
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B.Z.




