Au terme d’une journée marquée par la publication dans le Monde d’une tribune dans laquelle les socialistes annoncent ne pas voir voter la Loi constitutionnelle, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, était auditionnée par la commission des lois du Sénat.
Dans cette tribune signée de députés et sénateurs socialistes, dont les présidents de groupes au Sénat et à l’Assemblée, ainsi que du 1er secrétaire Olivier Faure, le PS justifie qu’il ne votera pas la Loi par le fait qu’il réclame la présence du FLNKS aux négociations et qu’il s’oppose au report des élections provinciales à décembre prochain. C’est dans ce contexte que Naïma Moutchou a été auditionnée pendant une heure, par les sénateurs de la Commission des Lois dans la perspective de l’examen du texte de Loi constitutionnelle par le Sénat, le 24 février prochain.
« La Nouvelle-Calédonie a besoin d’une stabilité retrouvée »
Naïma Moutchou va tout d’abord retracer l’histoire des discussions et négociations qui ont abouti à la signature de Bougival, puis d’Élysée-Oudinot et de l’accord économique et social, puis de détailler le processus en cours. « Ce processus, a-t-elle déclaré, ne pourra aboutir qu’avec une mobilisation conjointe du gouvernement et du Parlement ». Pour la ministre des Outre-mer, « après des années d’impasse politique, après les fractures que les émeutes ont révélées et la crise économique et sociale qui en a résulté, la Nouvelle Calédonie a besoin d’une stabilité retrouvée. C’est précisément ce que permettent les accords ». « La stabilité de la Nouvelle-Calédonie n’est pas un enjeu lointain », a expliqué Naïma Moutchou, qui reconnait que « la phase parlementaire sera décisive pour que ce processus se concrétise ». Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Crédit : Capture d’écran Sénat



