Dans une prise de parole rare, le président du gouvernement Alcide Ponga a dressé hier un bilan de son année à la tête de l’exécutif, marquée par des décisions difficiles pour tenter de maintenir la Nouvelle-Calédonie « debout » malgré la crise.
« 2025 a été une année particulièrement difficile pour les Calédoniens, pour les entreprises calédoniennes, pour les collectivités », a reconnu d’emblée le président. Alcide Ponga a assumé une ligne de conduite : « Il faut dire la vérité sur les difficultés, il ne faut pas en avoir peur ».  Arrivé aux commandes le 8 janvier 2024, Ponga a hérité d’une situation qu’il qualifie de critique : pertes d’emplois massives, secteur du nickel en souffrance, finances publiques asséchées. « On finit dans la difficulté, mais on finit debout », ajoute-t-il, résumant une année de gestion de crise où chaque décision a pesé lourd.
Sauver la connectivité aérienne coûte que coûte
La décision la plus controversée reste le transfert des opérations d’Air Calédonie de Magenta vers La Tontouta. « Ce sont des décisions qu’il faut prendre », défend Ponga, qui assume avoir « ramassé un peu » lors de ses déplacements aux îles pour expliquer ce choix impopulaire. Le président détaille : un avion vendu aux États-Unis qui part aujourd’hui pour « faire du cash », un contrat renégocié au Vanuatu pour maintenir les lignes domestiques sur place qui rapportent entre 300 et 400 millions de francs à Aircal, une restructuration drastique avec 155 départs l’an dernier. L’objectif affiché : sauver la compagnie qui assure la continuité territoriale, même si cela implique des sacrifices. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Claire Rio-PennuenÂ



