Face au projet de loi visant à réglementer leur activité, des exploitants de nakamal viennent de créer la Fédération des artisans du kava. Ils réclament une concertation immédiate.
Samedi dernier s’est tenue la troisième réunion des professionnels du kava en Nouvelle-Calédonie, marquant l’acte constitutif de la Fédération des artisans du kava (FAK). Cette organisation, qui rassemble gérants de nakamal, laboratoires et importateurs de tout le territoire, répond directement au dépôt d’un projet de loi au Congrès visant à encadrer les établissements de vente et de consommation de kava. Pour Thomas Guarese, porte-parole de la nouvelle fédération, l’urgence est claire. La profession comprend « l’arrivée de ce projet de loi comme une réaction émotionnelle à ce qui a pu se passer ces derniers temps et qui ont pu défrayer la chronique ». Le secteur rejette toute stigmatisation collective. Il y a selon lui des « professionnels qui font bien les choses, qui paient leurs impôts, qui paient leurs cotisations sociales, et qui se voient tous mis dans le même panier ». Les exploitants regrettent de devoir « subir pour quelques nakamals non déclarés qui sont illégaux ». Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Claire Rio-Pennuen



