C’est Force ouvrière pénitentiaire, un des syndicats représentatifs au Camp-Est avec le SOENC, qui a révélé l’agression dont deux surveillants ont été victimes mercredi dernier. Une affaire qui relance le débat sur la prison calédonienne.
La situation du Camp-Est est connue de tous : surpopulation carcérale, état des bâtiments déplorable, conditions de travail difficiles, sous-effectif… Le Camp-Est a fait l’objet de très nombreux rapports alertant sur ce que le centre pénitentiaire est devenu et sur les risques encourus dans leur travail par les agents de l’administration pénitentiaire. « Après ces agressions, il y a un ras-le-bol par rapport au sous-effectif chronique qu’on dénonce depuis longtemps et par rapport à la surpopulation pénale », explique Loïc Lagier, représentant FO penitentiaire, contacté par La voix du Caillou. Et de poursuivre : « Il est vrai que ces derniers temps, en l’espace de deux mois, on a eu pas mal d’agressions. Je pense que c’est dû également à l’été qui arrive. Nous, on est en sous-effectifs alors que la population pénale ne cesse de croître. Les agents ont ce sentiment d’insécurité et certains agents vont même au travail avec la boule au ventre, notamment en maison d’arrêt. Quand on ouvre une cellule qui devrait être individuelle selon la loi, et qu’on se retrouve avec cinq détenus à l’intérieur, ce n’est pas les mêmes conditions qu’en Métropole par exemple. Alors, c’est vrai que c’est une question de budget, car la mise en place d’un concours, ça coûte cher. Et c’est vrai que face à la situation budgétaire actuelle, il est impossible d’avoir des agents supplémentaires. » Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
N.V.




