Les Calédoniens seront consultés sur l’accord de Bougival. Il leur sera demandé s’ils approuvent ou non cet accord, et cette consultation est confirmée pour février 2026. Les Calédoniens qui, à juste titre, réclamaient que leur avis soit pris en compte sur une question aussi primordiale que leur avenir, ont donc été entendus sur ce point. Cette consultation va même prendre une importance plus grande encore, avec une résonnance nationale, car elle interviendra avant que les députés et sénateurs ne rendent leur avis sur la modification constitutionnelle. Et lorsqu’ils le feront, les parlementaires ne pourront s’exclure du message démocratique et républicain, que leur auront adressé les Calédoniens, que leur décision soit ou non favorable à Bougival. C’est un changement majeur qu’ils doivent prendre en considération, et qui met chacun face à ses responsabilités. On comprend que le FLNKS dans son opposition formelle s’agite comme un poisson hors de son bocal, lui qui avait évité, sous les prétextes que l’on sait, de défendre son projet lors du troisième référendum. Car entre maintenant et ce vote de février prochain, Bougival va être retravaillé, amélioré, approfondi sans jamais s’écarter de ses principes et de ses équilibres fondateurs. Dans ces conditions, on ne peut exiger que la parole du peuple s’exprime et en même temps critiquer la décision prise par la ministre des Outre-mer. A cette heure, la cohérence est de rigueur.
Nicolas Vignoles



