Avant son retour à Paris, Naïma Moutchou, la nouvelle ministre des Outre-mer, a annoncé que les Calédoniens seront amenés à se prononcer sur l’accord de Bougival, avant même l’examen du projet de loi constitutionnelle par le Parlement.
Un mois tout juste après sa nomination en qualité de ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou était attendue au tournant. Dans ses mains, un dossier des plus volumineux mais surtout des plus épineux : celui de la Nouvelle-Calédonie. Avec, derrière elle, des milliers de personnes qui attendent des réponses alors que le territoire est en proie à une crise sociale et économique sans précédent depuis les émeutes de mai 2024. Si l’accord de Bougival, signé le 12 juillet dernier au terme de dix jours de huis clos dans un hôtel francilien, a apporté un espoir certain, celui-ci s’est vite essoufflé lorsque le FLNKS, pourtant signataire, a finalement décidé de retirer son paraphe.
« Redonner la parole aux Calédoniens »
Naïma Moutchou allait-elle réussir à faire revenir le Front à la table des discussions ? « Je ne ferai pas sans le FLNKS, à condition que le FLNKS ne fasse pas sans les autres », a-t-elle martelé à plusieurs reprises avant même de poser le pied sur le sol calédonien. Et, si elle a bien rencontré certains leaders indépendantistes, à l’occasion de deux bilatérales organisées durant la semaine, elle a été forcée de constater que le Front rejette tout compromis. Pour cette frange indépendantiste, seule la voie de l’indépendance est entendable. Une position ferme qui ne laisse aucune place aux discussions.
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Claire Gaveau




