Cinq mois après le vol à main armée de la station-service Mobil de Koutio, six jeunes gens ont écopé de peines allant de dix mois à trois ans de prison ferme devant le tribunal correctionnel de Nouméa. « On voulait se faire de l’argent », a avoué l’un d’eux, sous le regard de victimes encore traumatisées par cette « attaque ».
Ils se sont inspirés des faits d’armes de Rédoine Faïd. Pas très glorieux pour ces jeunes des « gangs » de Jacarandas et des Palmiers, en référence à ces quartiers de Dumbéa, qui voyaient en Rédoine Faïd, braqueur français spécialiste des attaques de fourgons blindés et des évasions spectaculaires, une référence. Eux n’ont rien de truands du grand banditisme. Ils ont pourtant durablement traumatisé les salariés de la station-service Mobil de Koutio qu’ils avaient ciblée.
Cinq mois après cette « attaque » aussi violente que rapide, les magistrats du tribunal correctionnel de Nouméa se sont longuement penchés sur ces quelques minutes « de terreur ». Le 2 juin dernier, la soirée est comme une autre pour les employés de la station, jusqu’à ce que plusieurs individus fassent irruption dans l’établissement. Ils ont enroulé un tee-shirt autour de la tête pour masquer leur visage.
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Connectez vous pour y accéder !
Jean-Alexis Gallien-Lamarche




