Un secteur atone avec une absence de perspectives à court et moyen terme, des entrepreneurs qui tentent de se réinventer pour survivre et de nouveaux licenciements en cours : le BTP se porte mal, et se prépare à une année 2026 compliquée.
Le bâtiment vacille, et les professionnels du secteur ne voient pas le bout du tunnel. Si l’État s’est déjà engagé à financer des chantiers à hauteur de 16 milliards, « il s’agit d’une enveloppe répartie sur quatre ans, soit 4 milliards par année », précise Éric Lafitte, co-président de la FC BTP. « Or, avec notre actuelle masse salariale, nous considérons qu’il nous faudrait entre 45 et 50 milliards de chantiers par an ». Les chantiers visés par ces aides de l’État concernent d’ailleurs surtout des rénovations, en-dehors de la reconstruction du centre de formation des apprentis – le CFA, et de l’IFPSS, l’Institut de formation des professions sanitaires et sociales, qui seront reconstruits. Plusieurs ont été enclenchés cette année, comme des écoles, ou l’hôtel de police de la ville de Dumbéa. Autres travaux en cours, ceux de la province Sud, qui a maintenu un investissement à hauteur de 10 milliards en 2025. Un effort que la collectivité entend maintenir en 2026, comme elle l’a déjà indiqué au travers du débat d’orientation budgétaire acté la semaine dernière par ses élus.

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Isabelle Peltier



