Trois juges d’instruction de Paris sont chargés du dossier des leaders de la CCAT, placés en détention provisoire, comme Christian Tein, ou sous contrôle judiciaire. L’une de ces trois juges a estimé que le maintien sous contrôle judiciaire en Métropole de Frédérique Muliava, était « disproportionné » et a autorisé l’ex-directrice de cabinet de Roch Wamytan à rentrer en Nouvelle-Calédonie, mais toujours sous contrôle judiciaire. Une des sources proches du dossier a confié à l’AFP que la disproportion visait la contrainte faite à Frédérique Muiliava « de rester dans l’Hexagone, loin de ses proches et de l’empêcher de travailler comme enseignante ». C’est la qualité d’enseignante qui fait poser question, non pas qu’elle ne le serait pas, puisqu’elle a été institutrice remplaçante (ainsi à Ouayaguette), ensuite diplômée (entre autres diplômes), puis professeure des écoles et même directrice d’école à Canala, mais pour autre chose. Bien évidemment, Frédérique Muliava demeure présumée innocente et un contrôle judiciaire n’empêche nullement, sauf contre-indications édictées par la justice, d’exercer une activité professionnelle. Mais il faudra faire preuve d’une sacrée dose d’objectivité et de résilience pour concilier militantisme assumé, jusqu’à être poursuivie en justice, et enseignement.
Nicolas Vignoles



