L’Assemblée de la province Sud a voté hier un budget primitif en baisse de 10 % par rapport à celui de 2024, dans un contexte budgétaire post-émeutes dominé par l’incertitude.
Le budget primitif 2025 de la province Sud a été adopté hier par l’assemblée provinciale. Il s’élève à 51,1 milliards de francs, soit 5 milliards de francs de moins que le budget primitif 2024. Bien loin de la catastrophe annoncée en octobre par l’institution lors du débat d’orientation budgétaire. « Si le 5 décembre nous n’avons pas d’aide de l’État annoncée, nous serons dans une situation qui pourrait aboutir à la mise sous tutelle de la province », avait alors déclaré Sonia Backes. Si le pire semble pour l’heure évité, le budget primitif 2025 reste toutefois largement incertain. Et pour cause.
Un budget construit sur une hypothèse
« Alors qu’avant le « 13 mai », la province Sud était reconnue pour son excellente gestion (de 2020 à 2024), tout cela s’est effondré avec les exactions », a rappelé Sonia Backes. Pour la province Sud, les pertes fiscales s’élèvent à 16,7 milliards de francs.
La garantie d’emprunt de l’État à hauteur d’un milliard d’euros (119 millliards de francs) prévue dans le projet de loi de finances 2025 nationale aurait pu permettre de combler ces pertes. « Mais entretemps, le gouvernement de Michel Barnier est tombé et donc ni prêt ni subvention ne sont pour l’instant accordés », a précisé Sonia Backes, qui espère toutefois que la situation de la Nouvelle-Calédonie soit rapidement réexaminée, une fois le nouveau gouvernement national en place.
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Béryl Ziegler