Pour prendre le pouls de l’Éducation nationale, la métropole a lancé un « baromètre », un sondage, dont une déclinaison calédonienne a été réalisée l’an dernier par l’ISEE. Comme dans de nombreux secteurs, l’enseignement est lui aussi traversé par une crise des vocations, une hausse des burn-out, et une volonté de plus en plus manifeste de reconversion. Pourtant, le baromètre calédonien réalisé dans le secondaire, montre que les professeurs et les directeurs sont plutôt satisfaits de leur sort en Nouvelle-Calédonie, si ce n’était des classes parfois surchargées et des locaux qui mériteraient d’être rénovés. En revanche, on note qu’à Nouméa et dans l’agglo, les enseignants ne sont pas exempts d’un fort sentiment d’insécurité, et ce dans des proportions qui ont étonné tant le gouvernement que les sondeurs. A tel point que l’on va approfondir l’enquête pour comprendre en fait à quels risques les enseignants craignent-ils d’être confrontés, s’ils ne l’ont déjà été. Mais cela montre aussi hélas, si ce sentiment trouvait en effet des raisons probantes d’exister, que l’école ne peut plus être considérée comme un sanctuaire, ce que pourtant elle devrait être.
Nicolas Vignoles



