Au palais de justice, associations d’aide aux victimes et psychologue de la police nationale témoignent de leur travail quotidien. Depuis 2019, les demandes explosent avec la libération de la parole.
Un fléau sociétal de plus en plus alarmant en Nouvelle-Calédonie. Selon le bilan du Grenelle contre les violences conjugales et intrafamiliales, dévoilé lundi au Haut-commissariat, le territoire fait face à une explosion des faits de violences ces dernières années : entre 2019 et 2023, les violences intrafamiliales ont explosé de 91 %, passant de 1 576 à 3 012 faits. En 2023, le territoire recensait 8,4 faits pour 1 000 habitants, soit plus du double de la Métropole (3,1 pour 1 000).
Un fléau contre lequel plusieurs associations luttent quotidiennement. Mardi, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le palais de justice de Nouméa proposait une journée de sensibilisation. Dans le hall, l’Adavi (Association pour l’accès au droit et l’aide aux victimes), SOS Victimes et la Délégation territoriale d’aide aux victimes (DTAV) ont installé leurs stands. « Depuis 2019 et la mise en place du Grenelle, les chiffres ont augmenté. Cela s’explique par la libération de la parole », analyse Tania Alaverdov, responsable administrative et financière de l’Adavi. L’association compte aujourd’hui neuf salariés, dont quatre juristes et une psychologue spécialisée en victimologie. Le service, gratuit et confidentiel, propose un accompagnement à chaque étape. « Les victimes peuvent prendre contact avec l’Adavi à tout moment de leur procédure », précise-t-elle. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Claire Rio-Pennuen



