Présidente de la province Sud et cheffe de file des Loyalistes, Sonia Backes dresse le bilan de la récente visite ministérielle de Naïma Moutchou. Si elle salue l’avancée sur le plan institutionnel, avec l’annonce d’une consultation citoyenne en février prochain, elle dénonce l’attitude de l’Etat sur les questions économiques. Entretien.
Naïma Moutchou a achevé, vendredi dernier, sa première visite officielle en qualité de ministre des Outre-mer. Elle a notamment annoncé l’organisation d’une « consultation citoyenne avancée » fin février, avant même la réunion du Parlement français en Congrès de Versailles. Quel bilan faites-vous de cette visite ?
Je pense que la décision qui a été prise en fin de semaine est de nature à rassurer les Calédoniens. On avait besoin de démontrer que le processus de l’accord de Bougival continue malgré les difficultés locales. Nous voyons bien que le FLNKS ne veut désespérément pas d’accord, puisqu’ils ont accepté uniquement des discussions avec l’Etat, sans mandat pour discuter, et ont refusé de voir les autres acteurs. On observe donc qu’il n’y a pas une volonté absolue de trouver un accord. Donc, pour passer outre la position du FLNKS mais aussi pour tenir compte des difficultés du Parlement français, donner la parole au peuple est sans doute la meilleure solution. Cela permet de continuer à avancer. Les Calédoniens seront finalement les juges de paix pour savoir si cet accord doit se poursuivre ou pas.
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Propos recueillis par Claire Gaveau



