À la fin du mois d’août, le président du gouvernement a décidé de retirer les deux drapeaux du FLNKS et tricolore des permis de conduire calédoniens pour clore cette polémique. Le tribunal administratif a donc décidé de ne pas « liquider » une partie de l’astreinte du mois d’août.
Dans un contexte de rigueur budgétaire, il n’y a pas de petite économie. Le gouvernement de Nouvelle-Calédonie doit se féliciter de la récente décision du tribunal administratif de ne pas alourdir la facture dans l’affaire du drapeau du FLNKS sur le permis de conduire. Mais il a fallu que les magistrats tordent le bras à l’exécutif pour qu’il se plie enfin à ses injonctions.
À la fin du mois d’août dernier, le président du gouvernement, Alcide Ponga, a demandé aux services de la DITTT (Direction des infrastructures, de la topographie et des transports terrestres) de ne plus délivrer de permis de conduire avec les deux drapeaux. Objectif : en finir avec une interminable polémique politique et, surtout, respecter les décisions de justice. Depuis que Gilbert Tyuienon a décidé, en juillet 2023, alors que Louis Mapou présidait le gouvernement, de faire figurer l’étendard indépendantiste sur le document administratif, le parti loyaliste Générations NC a multiplié les recours judiciaires dans ce dossier brûlant. Le tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie, suivi par la cour administrative d’appel de Paris, avait ordonné la mise en circulation d’un nouveau modèle de permis, estimant que le drapeau du FLNKS « n’est pas un signe identitaire du pays ». Mais Gilbert Tyuienon ne s’était jamais conformé aux décisions de justice. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Jean-Alexis Gallien-Lamarche



