Après la découverte d’un scarabée rhinocéros le 1er octobre dernier à Lifou, le gouvernement a décidé mercredi de poursuivre les actions de lutte, de prévention et de sensibilisation contre cette espèce envahissante. Le plafond des dépenses prévues a notamment été augmenté.
L’exécutif a modifié mercredi « l’arrêté du 1er février 2023 relatif aux mesures obligatoires de surveillance et de prévention mises en œuvre pour éviter la diffusion du scarabée rhinocéros ». Une décision conséquente à la découverte d’un spécimen, au début du mois, dans la tribu de Mou. Le scarabée rhinocéros, détecté pour la première fois à Tontouta en 2019, n’était en effet présent jusqu’ici que sur la Grande Terre. « On le trouve maintenant du Grand Nouméa jusqu’à Bourail. La province Nord est encore protégée, même si des spécimens isolés ont été capturés à Pouembout et à Canala. Nouméa, Mont-Dore et Bourail sont considérés infestés – c’est-à-dire qu’il est désormais impossible de parler d’éradication », explique Patrick Barrière, coordinateur du pôle menaces de l’Agence néo-calédonienne de la biodiversité – l’ANCB. Reste à contenir, et puis à protéger les zones encore exemptes du scarabée rhinocéros. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Légende photo : Le scarabée rhinocéros entré en Calédonie est de type guam, le plus résistant.
Isabelle Peltier



