Air Calédonie International (ACI) a engagé un bras de fer avec les élus du Congrès au sujet de l’achat de deux nouveaux Airbus. Une nouvelle étape a été franchie par la compagnie.
Comme rĂ©vĂ©lĂ© en marge de son vol inaugural pour Paris, ACI veut acheter deux Airbus A350-900 pour remplacer ses deux Airbus A330neo, sauf que ni la compagnie, ni la Nouvelle-CalĂ©donie n’a le moindre fifrelin pour financer une opĂ©ration budgĂ©taire Ă plusieurs dizaines de milliards de francs. L’annonce de ce projet par la compagnie, a suscitĂ©, sinon une polĂ©mique, en tous les cas des interrogations de la part des Ă©lus, guère consultĂ©s sur le sujet. Pour mettre en Å“uvre cette opĂ©ration, ACI a adoptĂ© une stratĂ©gie particulière, d’abord en crĂ©ant une ligne NoumĂ©a-Bangkok-Paris (ce que personne ne lui demandait), opĂ©rĂ©e par des appareils qui ne sont pas adaptĂ©s, ligne qui nĂ©cessite en effet des avions plus performants.
À l’horizon 2026
Alors que le Congrès et ses Ă©lus n’ont toujours pas Ă©tĂ© consultĂ©s, Air CalĂ©donie International vient de conclure un partenariat avec un financeur, la sociĂ©tĂ© Jackson Square Aviation. Cette dernière va financer les acomptes qu’ACI doit Ă Airbus pour acheter ses deux avions, ce que l’on appelle un mĂ©canisme PDP pour « Pre-Delivery Payment ». Pour les spĂ©cialistes, c’est une Ă©tape importante dans l’acquisition des deux nouveaux Airbus. Sauf qu’après cette Ă©tape, pas plus ACI que la Nouvelle-CalĂ©donie n’ont les moyens d’assurer le financement global et dĂ©finitif de l’achat de ses deux appareils. Du cĂ´tĂ© des Ă©lus, notamment les Loyalistes et le Rassemblement, on estime qu’ACI force quelque peu la main des Ă©lus dans cette affaire, alors mĂªme que la Nouvelle-CalĂ©donie est en phase de reconstruction de son Ă©conomie. Toujours est-il que l’affaire est engagĂ©e, et que l’on nous prĂ©dit une entrĂ©e en service de ses deux nouveaux avions pour l’an prochain 2026.
Nicolas Vignoles


