Adriana Luga a été distinguée alors qu’elle doit recevoir, ce mercredi 7 octobre à Paris, le Prix Jeunes Talents L’Oréal-UNESCO pour les femmes et la science. Une belle récompense pour cette Calédonienne de 27 ans qui soutiendra, en mars prochain, sa thèse sur la leptospirose. Rencontre.Â
Il y a parfois des chemins qui paraissent simples, presque naturels. Sans réel dénivelé ou difficulté particulière. Au moment de conter son histoire, Adriana Luga, aujourd’hui âgée de 27 ans, apparaît posée, presque sereine. « Je suis née ici, à Nouméa. Ma mère est d’origine indonésienne et née à Houaïlou et mon père est Wallisien mais vient du Vanuatu », détaille-t-elle. Ces origines océaniennes sont aujourd’hui ancrées chez la jeune femme. La Nouvelle-Calédonie, c’est chez elle. Alors forcément, elle ne se voit pas ailleurs. Même lors de ses études en Métropole, et plus précisément sous le soleil montpelliérain, celle qui aime les moments simples, entre repas en famille et séances de couture pour « (se) vider la tête », pense déjà revenir sur le Caillou. C’est pourtant là -bas, dans le sud métropolitain, qu’elle a écrit une partie de son histoire. Après avoir obtenu son baccalauréat scientifique au lycée Lapérouse en 2016, elle poursuit d’abord en licence SVT à l’Université de la Nouvelle-Calédonie « afin de rester trois ans supplémentaires ici ». « Les sciences, ce n’était pas forcément une passion, mais on va dire que c’est une matière où j’avais des facilités à l’école et que j’aimais quand même bien », se remémore-t-elle. Et d’enchaîner : « Je dirais presque que je n’ai pas choisi les sciences : ce sont elles qui m’ont choisie. Depuis toujours, je suis attirée par les questions scientifiques et par la façon dont elles permettent de comprendre le monde à partir de faits et de preuves. J’aime aussi la démarche scientifique : partir d’une hypothèse, la tester, analyser les résultats et résoudre une énigme pas à pas. »
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Légende photo : Après avoir finalisé ses études supérieures en Métropole, Adriana Luga est revenue sur le territoire où, après trois ans, elle s’apprête à terminer sa thèse sur la leptospirose.
Claire Gaveau


