De retour de Paris, le vice-président du gouvernement, notamment en charge de l’économie, de la fiscalité et de l’attractivité du territoire, dresse le bilan et dévoile sa feuille de route.
Vous voilà de retour de Paris, où vous avez participé à « Choose Outre-mer » le 1er octobre. Êtes-vous satisfait des annonces faites ?
Extrêmement satisfait, pour plusieurs raisons. D’abord, la Nouvelle-Calédonie a été vraiment mise en valeur sur sa capacité à faire de l’attractivité un élément de relance, et on a vu qu’on n’avait pas à rougir de ce qui était fait dans les autres Outre-mer. On a été les seuls à avoir une séquence dédiée avec la ministre des Outre-mer, les seuls à avoir des annonces concrètes sur des dispositifs, et les seuls dans le mot de la ministre à la fin pour valoriser le territoire. Ensuite, je suis doublement satisfait parce qu’on a eu des annonces concrètes d’un soutien de l’État sur des filières prioritaires : le fonds à impact « Outre-mer One », qui va être consacré à l’ensemble des Outre-mer, mais dans lequel la Nouvelle-Calédonie a une enveloppe privilégiée (1,5 milliard sur les 4,2 prévus, NDLR).
Concrètement, comment ce fonds « Outre-mer One » va-t-il profiter aux entreprises calédoniennes ?
Il est géré par un opérateur, Inco, et les entreprises candidatent pour bénéficier de ce dispositif. C’est de l’apport en capital : cela permet de renforcer les fonds propres des entreprises et d’avoir des capacités d’investissement plus importantes.
Vous avez également signé une convention de 417 millions de francs avec l’agence Atout France sur la partie touristique. Comment cette somme sera-t-elle dépensée ?
Atout France va nous accompagner sur l’identification des cibles prioritaires, sur la façon d’aller chercher ces cibles, ainsi que sur des appels à manifestation d’intérêt pour accompagner les entreprises sur la rénovation, la restructuration et le remplacement d’équipements. Ce sont de belles annonces, donc très satisfait.
Deux projets calédoniens ont par ailleurs été sélectionnés pour être financés : une usine d’eau potable et un pôle de maintenance navale au Port autonome (8,3 milliards de francs). Pouvez-vous nous en dire davantage sur chacun d’eux ?
Alors, le projet sur l’eau potable n’est pas du tout en Calédonie, c’est à La Réunion. En revanche, le pôle de maintenance navale nous concerne bien. Nous travaillons dessus depuis quelque temps avec le cluster maritime et les différents professionnels. L’idée, c’est d’avoir une vraie diversification de l’économie autour de la mer et une maintenance navale en Nouvelle-Calédonie. On a plusieurs atouts : du foncier, ce qui n’est pas le cas de tous les Outre-mer ; et un vrai savoir-faire industriel, autour duquel les entreprises « biberonnées » au secteur de la métallurgie peuvent se reconvertir. En plus, nous avons des bateaux de l’armée positionnés en Nouvelle-Calédonie, qui peuvent utiliser une partie de l’année ces infrastructures et donc rendre le modèle rentable.
Reste que ces aides sont comprises dans le pacte de refondation, il n’y a donc pas vraiment d’engagement financier supplémentaire…
Oui, c’est dans le pacte de refondation, mais ce sont des aides vraiment fléchées sur le développement économique.
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Propos recueillis par Béryl Ziegler


