Des tracts appelant à la mobilisation des lycéens calédoniens mercredi 7 octobre ont été largement diffusés sur les réseaux sociaux en début de semaine.
Les lycéens calédoniens vont-ils descendre dans la rue ? Après deux journées nationales de mobilisation, les 29 septembre et 1er octobre, de nouveaux rassemblements étaient programmés cette semaine un peu partout en Métropole. Au point d’arriver sur le Caillou ? Le sujet est parfois évoqué dans les couloirs et dans les cours des établissements.
Prudence et vigilance
Et, depuis le début de la semaine, des tracts appelant à la mobilisation des lycéens calédoniens ne cessent également de tourner sur les réseaux sociaux. Le premier appelle à la « manifestation » et au « blocus » le 7 octobre 2026 au Lapérouse, à Escoffier, à Jules-Garnier, au Mont-Dore, à Dick-Ukeiwé ainsi que dans « tous les autres établissements de Nouvelle-Calédonie ». Les revendications évoquées sont similaires à celles entendues en Métropole : des programmes et des charges de travail trop importants, un mauvais accompagnement sur Parcoursup, des salles de classes à entretenir, un manque d’écoute et de communication, un manque de personnel et de soutien dans certains établissements. Le second tract, centré sur le lycée Lapérouse, dénonce également « Parcoursup », « les classes ‘’prodiges’’ », « des emplois du temps mal foutus », « des programmes pas adaptés » mais aussi une surcharge de travail. « 32 h de cours par semaine. On a entre 15 et 18 ans, pas 35. Pas de salaire, pas de travail, pas la même énergie. Trop de fatigue, trop de stress, trop peu de temps pour nous », peut-on lire.
Mais alors, à quoi faut-il s’attendre ce mercredi ? Selon un message d’un chef d’établissement nouméen, mis en ligne sur l’application Pronote, la vigilance est tout de même de mise même si « aucune autorisation de regroupement ou de manifestation n’a été déposée, à ce jour, aux autorités compétentes ». « Des incitations apparaissent depuis quelques jours sur les réseaux sociaux pour l’organisation d’une mobilisation des lycées devant leur établissement. Si les affiches ne véhiculent pas de messages appelant au désordre, nous avons eu confirmation que des individus mal intentionnés ont intégré des groupes de conversation, véhiculant des messages de haine, des appels à la violence », a-t-il écrit dans l’application ce mardi.
Une réunion ce mercredi
Mercredi matin, dans un bref communiqué, le Haut-commissariat a annoncé qu’« aucun blocage, ni rassemblement n’a été recensé à ce stade en Nouvelle-Calédonie ». Une réunion est tout de même programmée en début d’après-midi, à 13 heures. Le Haut-commissaire Jacques Billant, le vice-recteur Didier Vin-Datiche et la membre du gouvernement Nina Julié doivent « recevoir une délégation de représentants de lycéens (…) pour poursuivre le dialogue déjà ouvert ces derniers jours au sein des établissements »
En France, les images des manifestations, et notamment des scènes de violence, tournent en boucle sur les médias et sur les réseaux sociaux. Et mardi, celle-ci a pris encore un peu plus d’ampleur alors que 260 000 manifestants, selon le ministère de l’Intérieur, et 450 000 manifestants, selon les syndicats, étaient mobilisés partout en France.
C.G.


