Devant le tribunal correctionnel de Nouméa, un entrepreneur de 52 ans, à la tête d’une entreprise de menuiserie et d’agencement, répondait de banqueroute et d’abus de biens sociaux. Factures détournées vers une autre société, outillage prétendument volé et retrouvé chez lui, compte courant d’associé creusé de plusieurs dizaines de millions de francs : le tribunal a dû démêler un étrange système de confusion patrimoniale révélée par la liquidatrice. Il a été condamné à de la prison avec sursis et une interdiction de gérance.
Chez lui, l’argent prend bien souvent des chemins de traverse. Les factures passent d’une société à l’autre, les outils disparaissent puis réapparaissent devant sa porte, et l’actif de son entreprise en liquidation se volatilise. Le tribunal correctionnel de Nouméa a tenté de remettre de l’ordre dans les comptes de cet entrepreneur de 52 ans, poursuivi pour abus de biens sociaux et banqueroute entre janvier 2017 et mai 2022. « Je n’accepte pas les faits qui me sont reprochés », balaie-t-il, dès l’ouverture des débats. Depuis 2016, l’homme dirigeait une entreprise de menuiserie et d’agencement. Quatre ans plus tard, elle est liquidée à la demande d’un créancier. C’est en tentant de reconstituer l’actif et le passif de la société que la mandataire liquidatrice met le doigt sur « des malversations dans la gestion de la société », qu’elle s’empresse de dénoncer au procureur.
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Légende photo : L’entrepreneur de 52 ans comparaissait pour banqueroute et abus de biens sociaux devant le tribunal correctionnel de Nouméa.
Jean-Alexis Gallien-Lamarche

