Depuis une dizaine de jours, une otarie à fourrure de Nouvelle-Zélande navigue dans les eaux de la baie d’Upi, à l’île des Pins. Une présence « rare » mais surtout « anormale ».
Dans les eaux cristallines de l’île des Pins, il n’est pas rare de croiser des raies manta, différentes espèces de tortues, des dauphins et évidemment des dizaines et des dizaines de poissons. En revanche, les otaries ne sont pas des visiteuses régulières. Pourtant, depuis une dizaine de jours, dans la célèbre baie d’Upi, où naviguent les pirogues traditionnelles, une otarie à fourrure de Nouvelle-Zélande (Arctocephalus forsteri) a élu domicile dans le secteur.
Et si cela a de quoi faire sourire, voire attirer certains curieux, cette présence reste « rare et anormale » selon l’association Opération Cétacés, qui a recensé « une dizaine de signalements de ces animaux sur notre territoire depuis cinquante ans, dont deux à l’Île des Pins en 1972 et 1973 ».

De jeunes individus « emportés par des forts courants »
Mais alors comment cette otarie est-elle arrivée là ? La question se pose alors que cette espèce vit habituellement sur les côtes du nord et du sud de la Nouvelle-Zélande, du sud et de l’ouest de l’Australie et sur les îles subantarctiques situées au sud de la Nouvelle-Zélande. La Nouvelle-Calédonie ne fait donc pas partie de son aire de répartition. « Aucun mâle adulte n’a jamais été observé dans nos eaux et ce sont principalement de jeunes individus qui se retrouvent probablement emportés par des forts courants océaniques et trouvent refuge à terre chez nous », détaille l’association.
Mais cette arrivée soudaine s’accompagne tout de même de certaines interrogations et de certaines craintes alors que l’otarie a besoin de se reposer à terre et de se nourrir pour pouvoir retrouver son chemin et repartir chez elle. Ainsi, dans ce contexte, il est demandé de garder ses distances et de ne pas tenter de toucher l’animal.
Légende photo : L’animal est visible dans la baie d’Upi depuis bientôt deux semaines.
C.G


