La Nouvelle-Calédonie est « pacifiée », mais on brûle des bus au Mont-Dore… Alors on vous dira que c’est de la délinquance ordinaire, de la délinquance de droit commun, que c’est l’œuvre d’une jeunesse désœuvrée, en colère, en marge du système « colonial », abandonnée par le système scolaire conçu par des Européens pour des Européens… Et l’on peut croire toutes ces fadaises et ce verbiage indépendantistes, ou se convaincre, comme semble l’assumer l’État, de leur réalité… La réalité est que, dans les pas du 13 mai, il demeure une délinquance de destruction, sans doute pas orchestrée ni organisée, mais d’opportunité politique visant à convaincre l’opinion et l’État que la révolte est toujours possible et que le feu couve sous les cendres. Ensuite se pose la question des effectifs qui, de toute évidence, ne peuvent être maintenus à un niveau élevé dans un seul territoire. Tout cela relève de la doctrine de l’emploi des forces, doctrine que le 13 mai a mise à mal, et avec laquelle, depuis, il faut faire. Néanmoins, il serait bon que les uns et les autres comprennent que rien n’est réglé en Nouvelle-Calédonie en termes de délinquance et de sécurité, et qu’il faut veiller à ne pas trop montrer que l’on baisse la garde. Et en ce qui concerne le Mont-Dore plus spécifiquement, j’ai l’impression que l’on a les poings au niveau des genoux.
Lucien Lacombe


