L’Azerbaïdjan signe son grand retour !

Discrète jusqu’à présent, la dictature azerbaïdjanaise revient sur la scène calédonienne et au travers du dictateur en personne, Ilham Aliev. La France va-t-elle réagir ?

Au sortir des provinciales du 28 juin dernier, les soutiens nationaux et internationaux du FLNKS se manifestent à nouveau. C’est le cas de LFI ces derniers jours avec Mélenchon, Panot et Lachaud, et voici maintenant que Bakou signe son grand retour.

« Comme des colonies »

Avant les élections provinciales, l’État avait mis en place un dispositif visant, le cas échéant, à contrecarrer d’éventuelles ingérences étrangères, et Bakou et le régime azerbaïdjanais étaient nommément visés. Ces dernières années, en effet, Bakou a déclenché une vaste offensive anti-France et anti-française, en raison du soutien de Paris à l’Arménie. L’Azerbaïdjan a apporté un soutien fort et visible aux mouvements indépendantistes des outre-mer français, en particulier au FLNKS.

ihc-hide-content ihc_mb_type=”show” ihc_mb_who=”2,5″ ihc_mb_template=”1″ ]

Pour ce qui concerne la Nouvelle-Calédonie, ce soutien a pris la forme notamment d’un accord entre le Congrès et l’Assemblée nationale de Bakou, négocié par Roch Wamytan et signé par Omayra Naisseline, mais aussi et surtout à la CCAT avant le 13 mai 2024. Mais après les émeutes, plus rien, plus d’intervention, plus de publication et, apparemment, plus de voyages des chefs du FLNKS à Bakou. Aussi, la nouvelle offensive est quelque peu surprenante, d’autant qu’elle émane du chef suprême, Ilham Aliev, au pouvoir depuis 22 ans après avoir succédé à son père. Le guide azerbaïdjanais s’exprimait à l’occasion du « IVe Forum mondial des médias de Choucha », Choucha étant une ville du Haut-Karabakh arménien, annexée par l’Azerbaïdjan en 2022. Pour Ilham Aliev, « au XXIe siècle, il n’est pas possible de maintenir comme colonies des territoires situés à 10 000 kilomètres de distance. Les populations de ces territoires ne veulent pas de cette situation. Elles veulent vivre leur propre vie. C’est précisément pour cette raison que nous soutenons l’indépendance. Nous souhaitons la liberté de la Nouvelle-Calédonie, de la Polynésie, de la Martinique et de Saint-Martin ». Le président azéri évoque également la Corse.

Une réponse ferme

Trois parlementaires français, Nicolas Metzdorf, député de la Nouvelle-Calédonie, et ses collègues de Polynésie française, Nicole Sanquer et Moérani Frébault, ont adressé un courrier au ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Ils lui rappellent tout d’abord que « les ingérences azerbaïdjanaises ne se limitent pas uniquement aux déclarations publiques. La liste est longue et Bakou orchestre depuis plus de trois ans une véritable opération contre la souveraineté française en Outre-mer ». Ils dénoncent le fait que, sous prétexte de droit international, l’Azerbaïdjan s’immisce dans les affaires françaises, « ce même droit international que l’Azerbaïdjan bafoue sciemment depuis des décennies au Haut-Karabakh ». Pour les trois députés ultramarins, dans cette affaire, « il en va de la souveraineté de la France et du message que nous comptons envoyer à quiconque bafoue l’Outre-Mer et la France. Derrière l’Azerbaïdjan, d’autres puissances tapies dans l’ombre regardent nos territoires avec intérêt. La réponse de la France doit donc servir d’exemple pour toutes ces puissances qui déstabilisent et fantasment sur nos territoires ». Mais ils s’inquiètent surtout du silence français à l’égard de ces déclarations et de ces provocations. Début 2025, c’est à partir de son compte sur le réseau social X que le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait réagi, jugeant que « ces tentatives vaines menées par l’Azerbaïdjan dans nos territoires d’Outre-mer sont inacceptables et doivent cesser immédiatement ». Aussi, Nicolas Metzdorf, Nicole Sanquer et Moérani Frébault déclarent que « les déstabilisations et les ingérences à répétition de l’Azerbaïdjan envers nos territoires ne peuvent plus demeurer impunies et être limitées à de simples condamnations ». Et dans ces conditions, écrivent-ils, « nous vous appelons donc solennellement à mettre en œuvre une réponse ferme ». Il n’est pas certain que les trois parlementaires soient véritablement entendus. Jusqu’à présent, la France et le Quai d’Orsay se sont contentés de déclarations de principe, rien qui ne puisse contraindre le régime d’Aliev à mettre un terme à ces ingérences. Un régime, rappelons-le, qui n’est jamais que le vassal de Moscou.

N.V

[/ihc-hide-content]

 

Fil d'actualité

Sud Relance : un prêt à taux zéro pour les petites entreprises

La province Sud continue d'adapter son soutien aux entreprises...

Au Faubourg Blanchot, une nouvelle tour a fait son apparition

Vous avez peut-être remarqué cette nouvelle tour carrée qui...

L’Azerbaïdjan signe son grand retour !

Discrète jusqu’à présent, la dictature azerbaïdjanaise revient sur la...

La nouvelle prison pourrait-elle être relancée ?

On pensait le dossier abandonné. Le voilà qui refait...

Le Caillou Éco #61

Consultez en ligne le supplément Économie de l'édition du...

Newsletter

Inscrivez vous pour recevoir chaque semaine notre newsletter dans votre boîte de réception.

Sud Relance : un prêt à taux zéro pour les petites entreprises

La province Sud continue d'adapter son soutien aux entreprises calédoniennes. Le prêt d'honneur Sud Relance vient compléter l'arsenal des dispositifs d'accompagnement destinés aux TPE...

Au Faubourg Blanchot, une nouvelle tour a fait son apparition

Vous avez peut-être remarqué cette nouvelle tour carrée qui s’élève au Faubourg Blanchot, sur le site de Météo France. Haute de 13 mètres, elle...

L’Azerbaïdjan signe son grand retour !

Discrète jusqu’à présent, la dictature azerbaïdjanaise revient sur la scène calédonienne et au travers du dictateur en personne, Ilham Aliev. La France va-t-elle réagir...