« Bons à payer mais priés de se taire » : entre non-votants, les avis divergent

Si les natifs ont été intégrés à la liste électorale spéciale provinciale, le corps électoral demeure toujours gelé en Nouvelle-Calédonie. Nathan, Gaël, Sandrine, Jérôme et Mathilde n’ont, par exemple, pas pu voter dimanche. On leur a donné la parole.

Dimanche matin, 10h30, alors que de nombreux Calédoniens se rendent dans les bureaux de vote, d’autres errent paisiblement en bord de mer. C’est le cas notamment à l’Anse-Vata où, malgré une météo plutôt maussade, certains profitent des douces températures de cette fin du mois de juin. Il faut dire que, parmi eux, certains n’ont pas d’obligation aujourd’hui. Si un dégel du corps électoral a bel et bien eu lieu, avec l’intégration de quelque 10 500 natifs sur la liste électorale spéciale provinciale (LESP), le compte est encore loin d’être bon. Des centaines et des centaines de personnes demeurent toujours privées de droit de vote sur le territoire. Alors, dans ce contexte, on retrouve toutes sortes de citoyens.

Nathan*, 34 ans, reste loin de tout ça. Les provinciales ? « J’avoue que je ne sais même pas trop à quoi elles servent », souffle-t-il. Pourtant, en région parisienne, d’où il est originaire, il votait « à chaque élection ou presque ». Mais, six ans après son arrivée sur le Caillou, force est de constater que son intérêt a décliné. Un désintérêt amplifié par le fait de ne pas pouvoir voter. Mais, clairement, il s’en « moque un peu ». « Cela ne change pas ma vie, j’aime vivre simplement ici, dans ce cadre de vie, avec ces paysages, ces activités…», glisse-t-il, alors qu’il n’est pas capable, par exemple, de citer l’actuel président du gouvernement. Même combat également pour Emmanuel, 28 ans, arrivé il y a moins d’un an sur le territoire et dont le retour vers Toulouse est programmé dans les prochains mois. Alors, forcément, lui, il pense davantage au lagon, aux îlots et à la fête.

Ce contenu est réservé aux abonnés.

Connectez vous pour y accéder !

Légende photo : Malgré l’introduction des natifs, de nombreux habitants, parfois présents en Calédonie depuis de nombreuses années, attendent toujours de pouvoir voter.

Claire Gaveau

Fil d'actualité

A Koné, un premier stage de sensibilisation à la sécurité routière

Missionné par les autorités judiciaires, le Centre calédonien d’éducation...

Coupe de Calédonie : une finale entre îliens

Ce samedi 12 septembre se joue la finale de...

Le FSH mise sur la proximité et la solidarité

Le nouveau conseil d’administration du Fonds social de l’habitat...

Un rebond sans élan en 2025

Après le choc de l’année 2024, la croissance repart,...

Newsletter

Inscrivez vous pour recevoir chaque semaine notre newsletter dans votre boîte de réception.

A Koné, un premier stage de sensibilisation à la sécurité routière

Missionné par les autorités judiciaires, le Centre calédonien d’éducation et de formation à la sécurité routière (CCEFSR) a effectué un premier stage de sensibilisation...

Entre stabilisation prudente et paris sur l’après-vente, où en est le marché automobile ?

Trois ans après le début de la crise, le marché automobile calédonien ne s'effondre plus, mais ne redémarre pas non plus vraiment. Entre un...

Coupe de Calédonie : une finale entre îliens

Ce samedi 12 septembre se joue la finale de la 70e Coupe de Calédonie. Pour l’occasion, c’est une affiche inédite qui est proposée aux...