À la tête de la liste « Souveraineté Kanaky Nouvelle-Calédonie » pour les élections provinciales, Dominique Chazal défend une souveraineté pleine et entière, fondée sur la reconnaissance du peuple premier, la valorisation du nickel, la jeunesse et l’autosuffisance. À ses côtés, Ronald Frère, associé au mouvement « Souveraineté calédonienne », précise les grandes orientations économiques et institutionnelles du projet.
Pourquoi avez-vous décidé de vous engager dans cette campagne ?
D.C: Je suis arrivé il y a quarante ans dans ce pays. J’ai vécu les Événements de l’intérieur et j’ai toujours estimé que la Nouvelle-Calédonie avait tous les atouts pour s’épanouir et s’émanciper. Mais en quarante ans, j’ai vu le pays se dégrader, avec des tensions récurrentes. Ces cinq ou six dernières années ont été une forme d’apothéose. Quand des amis du terrain m’ont expliqué qu’ils étaient dans un état de sidération, qu’ils ne comprenaient pas ce qui leur arrivait, j’ai estimé qu’il fallait y aller.
Ronald Frère, quelle est votre démarche dans ce projet ?
R.F : J’ai appartenu à l’Union calédonienne. Mais j’estimais que, depuis quinze ans, on n’avançait pas. La revendication est compréhensible, mais elle ne fait pas avancer les choses si elle ne débouche pas sur un projet. C’est en indépendantiste convaincu que j’ai participé à la création de « Souveraineté calédonienne », avec plusieurs citoyens du pays. Notre objectif, c’est la souveraineté pleine et entière. Nous voulons léguer à nos enfants et à nos petits-enfants une société apaisée.
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Propos recueillis par Ide de La Rochebrochard



