Il paraît que l’on apprend toujours de ses erreurs. Cette phrase, telle une doctrine, ne cesse d’être répétée à qui veut l’entendre. Une manière de positiver et de repartir de l’avant après une erreur, une chute, une faute. Il le faut, certes. Malheureusement, pour apprendre, encore faut-il se poser quelques secondes et regarder autour de soi. Comprendre les raisons de son échec et les analyser. Une étape que beaucoup ont tendance à oublier ou à bafouer. Chacun voit midi à sa porte. Oubliant parfois, l’histoire et le passé. Le pacte nickel en est l’exemple même. L’urgence de la situation économique n’ayant pas bousculer les volontés individuelles de certains qui souhaitaient, coûte que coûte, la création d’une commission spéciale. Quitte à enterrer lentement le pacte nickel, potentielle unique porte de sortie pour les usines du pays. Il y avait pourtant eu, par le passé, des commissions spéciales sur la Vie Chère ou sur le Ruamm. Mais, nos élus du Congrès ne sont pas les seuls. A Saint-Louis, les violences et caillassages sont un éternel recommencement. Au tribunal, les casiers judiciaires sont parfois interminables. Il faut croire qu’en Calédonie, on n’apprend pas (encore) de ses erreurs. Et si on commençait ?
Claire Gaveau



