On attend de savoir si et quand Christian Tein et ses acolytes comparaîtront en justice pour répondre des chefs d’accusation qui pèsent sur eux. Peut-être après les provinciales ? Ou après les présidentielles ? En attendant, à l’occasion de certaines comparutions, le voile se lève parfois sur le rôle de la CCAT et de ses chefs pendant les violences de 2024. Récemment, devant le tribunal correctionnel de Nouméa, dix habitants de Canala et de Kouaoua ont eu à répondre de leur implication dans une embuscade particulièrement violente montée contre des gendarmes mobiles à Sarraméa. La lecture à l‘audience de leurs déclarations faites aux enquêteurs aura été édifiante, et a confirmé ce que chacun sait de l’implication de chefs et de donneurs d’ordre qu’une des avocates des gendarmes a qualifié de « tristes chefs de guerre qui ont le courage des lâches ». Mais oui, les militants n’ont pas été jetés au hasard dans les rues, contre les entreprises, les gendarmes, les soignants, les Calédoniens. Ils répondaient bien à des consignes et des mots d’ordre, des ordres et des objectifs. Dans l’insurrection du 13 mai, s’il y a eu des exécutants, c’est qu’il y a eu des chefs, et que ces derniers sont connus, ont des responsabilités, voire aspirent a être élus aux prochaines provinciales. Il va donc être temps à la justice qu’elle parle, qu’elle juge, et subséquemment qu’elle condamne.
Nicolas Vignoles



