Où l’on reparle de la Cafat, un des sujets de conversation de prédilection en Nouvelle‑Calédonie tant elle étreint nos vies. Cette fois, il en est question parce qu’une lutte oppose le conseil d’administration, par le truchement de l’Usoenc, au gouvernement, concernant la nomination du prochain directeur général. Le conseil, composé de représentants des patrons et des syndicats, dit « c’est moi », tandis que le gouvernement n’entend pas que l’on nomme n’importe qui à la tête de l’organisme, ni sans son aval. D’autant plus que l’une et l’autre des parties en conflit a son candidat. Et donc on ne sait pas ni qui commande, ni qui doit désigner le futur patron de la Caisse, ce qui augure mal du mandat de celui ou celle qui sera désigné. D’où prises de position et manifestation, où l’on a vu ressurgir quelques anciens ténors syndicaux. Mais en attendant, tout le monde sait que diriger la Cafat n’est pas une sinécure, surtout en cette période. Et il faudra au futur patron une dose de courage pour remettre de l’ordre, surtout financier, dans cette affaire. En attendant, les auditions pour désigner le « boss » ont commencé, alors même que l’on dit que le directeur général aurait déjà été trouvé et que des noms circulent. Certains postulants auraient même été surpris par la brièveté des entretiens. Bref, la Calédonie dans toute sa splendeur.
Nicolas Vignoles



