Amaury Decludt : « Il faut aller vite »

Amaury Decludt, le nouveau directeur de la Mission interministérielle pour la Nouvelle-Calédonie, a présenté devant la presse hier soir, le bilan de son premier séjour sur le territoire. Un séjour de trois semaines, pour lequel il dit s’inscrire dans la continuité.

« Je suis devenu le directeur de la MINC le 31 mars, et je suis arrivé en Nouvelle‑Calédonie le 11 avril », a lancé d’emblée Amaury Decludt, qui sortait d’une réunion plénière de trois heures avec l’ensemble des acteurs du territoire. Pour ce séjour de trois semaines, il affirme s’être fixé trois objectifs : aller à la rencontre des élus, des entreprises et des partenaires sociaux ; nouer avec eux des liens de confiance ; et avoir une vision concrète de la réalité du terrain. Objectifs remplis pour celui qui dit vouloir s’inscrire dans la continuité du travail de son prédécesseur Claire Durrieu : « les dialogues sont constructifs et transparents, on sent une vraie énergie autour de ce pacte de refondation et un consensus global avec tous les acteurs locaux ». Amaury Decludt décline aussi trois volets : « la relance de l’économie, un filet de sécurité social pour les Calédoniens, et le redressement des finances publiques ». 61 projets sur les 64 prévus pour la première phase du plan de relance ont été déposés, pour 7 milliards de francs à être engagés.

Un nouvel appel à projets pour les collectivités

Le directeur de la MINC cite quelques exemples parmi les travaux concernés, comme la transversale Kaala‑Gomen / Hienghène ou des gares routières dans le Nord. « Il faut maintenant concrétiser ces projets pour lesquels les financements sont là. Ce sont des responsabilités partagées », affirme Amaury Decludt. « Il faut aller vite, les entreprises ont besoin de travailler et les Calédoniens de voir leur quotidien s’améliorer ». Un nouvel appel à projets, ouvert jusqu’au 15 mai, est en cours. Il concerne les collectivités et doit déboucher sur des chantiers destinés à relancer le secteur du BTP. Les quatre axes retenus sont le désenclavement, la lutte contre le réchauffement climatique, les services essentiels à la population et la diversification de l’économie. 1,3 milliard de francs CFP sera consacré chaque année à la jeunesse par l’État, avec à la clé 100 postes d’éducateurs spécialisés et un millier de parcours pour des jeunes en situation de décrochage. Enfin, 50 milliards de francs iront abonder les régimes sociaux.

Isabelle Peltier

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