Un bol d’air pour Air Calédonie, même si la menace d’une liquidation plane toujours 

Le Congrès a validé, ce matin, l’extension de la garantie d’emprunt accordée à Air Calédonie, dans le cadre d’un report de deux ans de ses échéances de remboursement. Une décision technique, adoptée à l’unanimité, mais dans un climat tendu, révélateur des profondes inquiétudes qui entourent l’avenir de la compagnie.

Réunis aujourd’hui en séance publique, les élus n’ont pas hésité longtemps à voter en faveur d’un rééchelonnement de la dette d’Air Calédonie qui doit offrir une bulle d’oxygène à la compagnie, placée en redressement judiciaire depuis le 14 avril. Ils ont adopté à l’unanimité un texte qui garantit le report d’échéances de remboursement de deux prêts contractés par Air Calédonie. « On n’a pas le choix », a résumé le président du gouvernement Alcide Ponga, en charge de l’aérien domestique. Une position partagée par l’ensemble des groupes, conscients qu’à ce stade, c’est la survie de la compagnie qui se joue, alors que les aérodromes des îles Loyauté sont bloqués depuis le 2 mars par des collectifs opposés à son transfert à la Tontouta.  

Son avenir ne tient plus qu’à un fil

Selon Brieuc Frogier (intergroupe Loyalistes) : « Il reste 25 millions de francs sur les comptes bancaires de la compagnie. » Autant dire, pas grand-chose. La situation est à ce point critique que, selon Milakulo Tukumuli (intergroupe Éveil océanien-Calédonie ensemble), « l’administrateur judiciaire a failli prononcer la liquidation d’Air Calédonie » mercredi. L’Agence pour la desserte aérienne de la Nouvelle-Calédonie (ADANC) a prévu de venir au chevet d’Air Calédonie, mais les conseillers s’inquiètent. « Que se passera-t-il une fois que l’ADANC aura versé les 790 millions à Aircal ?», s’est interrogé Milakulo Tukumuli. Les besoins de financement seraient de 1,4 milliard de francs pour tenir jusqu’à la fin de l’année dans le scénario d’une reprise des vols en mai. Autrement dit, un pansement sur une jambe de bois. Yoann Lecourieux redoute, lui, un effet boomerang pour les finances publiques. L’élu (hors groupe) évoque « un trou sans fond » qui risque de poser problème pour la Nouvelle-Calédonie. Car « si au bout de l’histoire, la compagnie doit fermer, la garantie d’emprunt va revenir à 50 % sur le budget de la Nouvelle-Calédonie, ce qui sera un autre problème pour la collectivité », a-t-il explicité.  

Ce contenu est réservé aux abonnés.

Connectez vous pour y accéder !

B.Z 

Fil d'actualité

A Koné, un premier stage de sensibilisation à la sécurité routière

Missionné par les autorités judiciaires, le Centre calédonien d’éducation...

Coupe de Calédonie : une finale entre îliens

Ce samedi 12 septembre se joue la finale de...

Le FSH mise sur la proximité et la solidarité

Le nouveau conseil d’administration du Fonds social de l’habitat...

Un rebond sans élan en 2025

Après le choc de l’année 2024, la croissance repart,...

Newsletter

Inscrivez vous pour recevoir chaque semaine notre newsletter dans votre boîte de réception.

A Koné, un premier stage de sensibilisation à la sécurité routière

Missionné par les autorités judiciaires, le Centre calédonien d’éducation et de formation à la sécurité routière (CCEFSR) a effectué un premier stage de sensibilisation...

Entre stabilisation prudente et paris sur l’après-vente, où en est le marché automobile ?

Trois ans après le début de la crise, le marché automobile calédonien ne s'effondre plus, mais ne redémarre pas non plus vraiment. Entre un...

Coupe de Calédonie : une finale entre îliens

Ce samedi 12 septembre se joue la finale de la 70e Coupe de Calédonie. Pour l’occasion, c’est une affiche inédite qui est proposée aux...