Football : Angelo Fulgini, le nouvel atout

Joueur professionnel d’expérience, avec plus de 300 matchs au compteur, notamment en Ligue 1 sous les couleurs d’Angers et de Lens, Angelo Fulgini a été appelé pour la première fois avec la Nouvelle-Calédonie. Il est forcément attendu lors du barrage contre la Jamaïque, ce vendredi à Guadalajara, au Mexique (14 h, heure calédonienne).

Il est évidemment l’attraction principale de cette liste, celle sur qui les regards vont se poser vendredi prochain au moment de fouler la pelouse du stade de Guadalajara. En attirant dans ses filets Angelo Fulgini, la Nouvelle-Calédonie a frappé fort. Un grand coup même. Car le milieu de terrain, dont le jeu est résolument tourné vers l’offensive, a du ballon évidemment, mais a surtout de la bouteille. Formé à Valenciennes, avec qui il a disputé 85 matchs en Ligue 2, Angelo Fulgini, dorénavant âgé de 29 ans, a gravi les échelons pour se faire une place notable dans l’élite métropolitaine. A Angers d’abord (2017-2022), puis à Lens (2023-2025), comptabilisant dorénavant près de 300 rencontres en Ligue 1. Et, s’il est toujours sous contrat avec les Sang et Or, celui qui a également porté les couleurs de Mayence (Allemagne), évolue cette saison à Al Taawoun, en Saudi Pro League (Arabie saoudite). Une expérience pour le moins concluante pour l’ancien Angevin, « en pleine confiance », qui comptabilise trois buts et neuf passes décisives en 24 matchs joués.

A LIRE AUSSI >> Et si, l’impossible devenait possible pour les Cagous ?
A LIRE AUSSI >> Football : histoire, parcours, stars… Ce qu’il faut savoir sur la Jamaïque

« C’est vraiment chez moi »

Et, comme en Arabie saoudite, Angelo Fulgini devra faire preuve d’adaptabilité alors qu’il s’apprête à disputer ses premières minutes sous le maillot rouge et gris des Cagous. Un nouveau chapitre pour celui qui a longtemps représenté la France dans les équipes jeunes. « Représenter l’île de ma mère, c’est quelque chose de magnifique, et quand je lui ai annoncé, elle a été très fière, a-t-il expliqué cette semaine sur le site de la Fifa. Deux de mes sÅ“urs sont nées en Nouvelle-Calédonie, l’une d’entre elles a même vécu là-bas, et mes grands-parents maternels sont originaires du village de Thio. C’est vraiment chez moi. Je suis tellement content. Et impatient aussi. »

Avec Lens, Angelo Fulgini aura notamment découvert la Coupe d’Europe. Photo RC Lens

Pour Johann Sidaner, l’entraîneur de la sélection calédonienne, ce renfort est « l’aboutissement d’un travail de conviction mené de longue date par la Fédération ». « Ce qui m’a séduit dans nos échanges, c’est sa motivation sincère à représenter la Nouvelle-Calédonie et son envie de se fondre avec humilité dans notre projet de jeu, a-t-il également ajouté. Son expérience des matchs internationaux et du très haut niveau sera un atout technique précieux et supplémentaire. »

Avec l’opportunité de devenir une sorte de héros sur ses terres d’origine. Mais, Angelo Fulgini, qui est né à Abidjan (Côte d’Ivoire), ne se voile pas la face alors que la Nouvelle-Calédonie n’a « rien à perdre » face à la Jamaïque. « À moi d’apporter ma qualité technique et mon expérience pour essayer de faire quelque chose de grand. J’ai disputé beaucoup de matches de Ligue 1, je connais un peu la Coupe d’Europe. Je sais que ces matchs-là se jouent sur des détails. J’essayerai de donner des petits conseils tout en restant humble. Ils sont arrivés jusqu’aux barrages sans moi, donc c’est qu’il y a une bonne équipe à la base », a-t-il conclu. Conscient des attentes, mais déterminé à faire grandir le football calédonien.


« Sur un match tout peut arriver »

Au moment de rentrer sur la pelouse, vendredi, les Cagous auront tout un peuple derrière eux. Les milliers de Calédoniens présents sur le Caillou évidemment, mais aussi les grandes stars du ballon rond calédonien. On pense évidemment à Antoine Kombouaré, dorénavant entraîneur du Paris FC, mais aussi à Christian Karembeu, le champion du monde 1998. « Il y a beaucoup de joueurs jamaïcains qui jouent en Europe et surtout en Premier League, donc ça va être très difficile. Mais sur un match, tout peut arriver. Tout est dans le mental », a-t-il confié à la Fifa, sans cacher être « évidemment pour la Nouvelle-Calédonie ». D’autant plus que le football ne cesse d’évoluer dans la région. « L’hémisphère Sud regorge de rugbymen, mais le football a pris une autre tendance, grâce à l’OFC Pro League qui met en valeur nos jeunes (les Calédoniens Joseph Athale et Germain Haewegene ont notamment rejoint Tahiti United, NDLR), a-t-il détaillé. Avant, il nous manquait de l’expérience de tournois internationaux, mais aujourd’hui, je crois qu’on est aguerris. Je crois que l’équipe de Nouvelle-Calédonie compte six ou sept professionnels. Maintenant, à nous de faire des éclats et de tout faire pour nous qualifier face à nos amis jamaïcains. Il n’y a pas de limite. »


C.G.

Fil d'actualité

Loyalistes et Rassemblement pour une politique de sécurité

C’est sous un chaud soleil, et dans un quartier...

Jacques Lalié : pourquoi la Cour de cassation a annulé sa condamnation

Un an et demi après la condamnation de Jacques...

Le charme des îles

La saga Lalié, c’est quelque chose quand même ! Condamné,...

Le dessin du jour #872

Consultez en ligne le dessin de l'édition du 4...

La voix du Caillou #872

Consultez en ligne l'édition du 4 juin 2026 de...

Newsletter

Inscrivez vous pour recevoir chaque semaine notre newsletter dans votre boîte de réception.

Loyalistes et Rassemblement pour une politique de sécurité

C’est sous un chaud soleil, et dans un quartier de Dumbéa particulièrement touché par les émeutes de 2024, que les maires de l’agglomération ou...

Jacques Lalié : pourquoi la Cour de cassation a annulé sa condamnation

Un an et demi après la condamnation de Jacques Lalié à un an de prison avec sursis et à deux ans d’inéligibilité assortis de...

Le charme des îles

La saga Lalié, c’est quelque chose quand même ! Condamné, inéligible, puis éligible, puis inéligible, puis finalement éligible, un sacré yoyo juridique dans lequel Jacques Lalié...