Crash d’hélicoptère au Mont-Dore : l’enquête se poursuit

Huit jours après le crash d’hélicoptère au large du Vallon-Dore, « les causes et les circonstances précises restent à déterminer ».

Que s’est-il véritablement passé le 12 mars dernier, lors de l’accident d’hélicoptère qui a coûté la vie à Frédéric Ducros ? Dans un communiqué diffusé jeudi soir, Yves Dupas a levé le voile sur les premières circonstances de cet accident, survenu lors d’un « entraînement au vol sans visibilité ». Et, aux alentours de 19 heures, l’appareil de la société Helicocéan « est entré en collision avec la surface de l’eau à environ 1,5 km au large du wharf du Mont-Dore ».

Trois personnes se trouvaient alors à bord : un mécanicien salarié de la société, un pilote instructeur également salarié de la société et un pilote instructeur, titulaire d’une patente. C’est ce dernier qui, au moment du crash, se trouvait « aux commandes de l’hélicoptère ».

Traumatisme crânien

Si les deux premiers ont réussi à s’extraire rapidement de l’appareil, « avant que l’appareil ne coule, dans un temps très court, à une profondeur de 19 mètres », le pilote, bien que très expérimenté, est resté coincé dans l’habitacle, « sur son siège, avec sa ceinture de sécurité toujours attachée ». Selon les premiers résultats de l’autopsie, le décès, qui serait intervenu rapidement, serait consécutif à « un choc violent au niveau de la tête au moment de la collision » et non à une noyade. « Un traumatisme crânien majeur était relevé par les médecins-légistes avec des fractures de la boîte crânienne, pouvant correspondre à un violent choc au niveau de barres métalliques de l’habitacle, voire sous l’effet du mouvement désarticulé des pales de l’appareil », rapporte Yves Dupas.

Concernant les deux victimes, qui ont relaté « plusieurs moments de panique » aux enquêteurs, notamment « pour sortir de l’appareil dans une totale obscurité, puis pour tenter de rejoindre le warf du Mont Dore, en nageant pendant une heure ». Un examen médical devra notamment évaluer un éventuel « traumatisme psychologique ».

Si « les causes et les circonstances de l’accident restent à déterminer » à l’heure actuelle, une enquête, diligentée par la brigade de gendarmerie des transports aériens de la Tontouta, a été ouverte « des chefs d’homicide involontaire, blessures involontaires et mise en danger de la vie d’autrui ». En parallèle, des enquêteurs du bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA) sont arrivés lundi 16 mars sur le territoire. Une enquête indépendante de la justice qui a pour objet de « déterminer les causes de l’accident et de formuler des éventuelles recommandations afin de prévenir la survenance d’incident de même nature ».

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