Le M/V Matui, un bateau de transport de personnes parti de l’île d’Espiritu Santo au Vanuatu, a chaviré avec plus de quarante personnes à bord. La Nouvelle-Calédonie a pris la tête des opérations.
La Nouvelle-Calédonie a participé, ce dimanche, à une vaste opération de recherche et de sauvetage au large du Vanuatu après le naufrage d’une embarcation d’une quinzaine de mètres, le M/V Matui. Le navire serait parti de l’île d’Espiritu Santo à destination de l’île d’Ambae le vendredi 11 septembre dans la matinée. Mais il n’a jamais atteint sa destination et n’a plus donné de signe de vie à compter du vendredi soir.
Ainsi, après le recueil des éléments de l’alerte et confirmation de la demande d’assistance émise par les autorités vanuataises, le Centre opérationnel de surveillance et de sauvetage de Nouvelle-Calédonie (COSS NC) a pris la coordination des opérations et ce « en application des conventions internationales ». « À partir des éléments connus sur le navire et de sa dernière position estimée, une modélisation de dérive (MOTHY) a été produite par Météo France, et des zones de recherche ont été établies par le COSS NC pour optimiser les chances de retrouver les personnes à la mer », précise le Haut-commissariat dans un communiqué.
37 personnes portées disparues
Dimanche matin, les forces calédoniennes sont ainsi entrées en action. Plusieurs missions de recherche ont été réalisées par un avion Falcon 200 « Gardian » des Forces armées en Nouvelle-Calédonie (FANC) toute la journée, en coordination avec les moyens nautiques et aériens vanuatais sur place. Selon les informations transmises par le Coss, treize personnes ont pu être secourues dimanche soir alors que deux passagers sont malheureusement décédés. De nombreux passagers sont toujours introuvables alors que 37 personnes sont également portées disparues. En effet, selon les informations communiquées par l’agence de sécurité maritime du Vanuatu (VMSA), pas moins de 47 personnes avaient initialement embarqué. Un chiffre réévalué à la hausse alors que les autorités avaient annoncé, initialement, 33 passagers à bord.
Et si les chances de retrouver des survivants s’amenuisent d’heure en heure, le Haut-commissariat a pris la décision de suspendre les recherches par moyens dirigés, « compte tenu des éléments de dérive et en l’absence d’élément nouveau ». « Le Coss Nouvelle-Calédonie reste mobilisé sur cette opération, en lien avec les autorités vanuataises, et poursuit la diffusion de messages de relais de détresse par satellite », précisent tout de même les services de l’Etat.


