On le connaissait comme journaliste, écrivain et homme politique, mais on l’ignorait peintre. D’où le nom de son exposition, sa première: « C’est délicat ». À la galerie In Situ, à Nouméa, Nicolas Vignoles accroche ses toiles et ses aquarelles jusqu’au 15 août.
« C’est ma toute première expo, ça c’est sûr », confie Nicolas Vignoles. « En fait, c’est un rêve de gosse. » Un rêve dont les racines remontent à l’enfance, quand la maison familiale accueillait régulièrement des peintres amis de ses parents. « C’était un monde qui m’attirait », se souvient l’homme de lettres et de culture. « J’ai toujours peint. » Un enfant qui, « même en vieillissant, a toujours eu dans les doigts, le regard et le cÅ“ur cette envie, ce besoin de toiles, de dessins, de crayons, de couleurs », explique-t-il. Il aura néanmoins fallu un déclic pour oser transformer ce plaisir solitaire en exposition publique. Celui-ci porte un nom : Anne-Christine, sa compagne. « C’est elle qui m’a poussé en me disant : ce que tu as là , c’est une expo. Je me suis laissé emporter par le mouvement, et voilà . »

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Légende photo : Le peintre Nicolas Vignoles devant l’une de ses toiles, lors du vernissage de son exposition.
Béryl Ziegler



