La délégation sénatoriale aux Outre-mer a adopté à l’unanimité, mardi 7 juillet, un rapport d’information consacré aux « filières économiques d’avenir » dans les territoires ultramarins. Le document s’attarde notamment sur le nickel calédonien.
Fruit de six mois de travaux et d’une soixantaine d’auditions menées par les sénatrices Annick Girardin, Marie-Laure Phinera-Horth et Vivette Lopez (LR), le rapport dresse un état des lieux préoccupant des filières historiques, dont fait partie le nickel calédonien.
Le rapport rappelle que l’Agence française de développement anticipait, dès 2021, une croissance ultramarine « molle, déséquilibrée et insuffisante » à l’horizon 2050, faute pour les économies locales de trouver de nouveaux relais après l’épuisement de leurs filières traditionnelles, que sont notamment la pêche, la banane, la canne à sucre et le nickel. « Le constat d’ensemble est celui d’un essoufflement, voire d’une crise grave », résume Micheline Jacques, sénatrice Les Républicains, dans la présentation de la conclusion des travaux, estimant que ces filières restent essentielles et que « leur effondrement, comme celui du nickel en Nouvelle-Calédonie, serait catastrophique ». La rapporteure Marie-Laure Phinera-Horth cite d’ailleurs le nickel calédonien, aux côtés du spatial guyanais, parmi les filières qui « continuent de structurer les économies ultramarines et d’être les premiers employeurs du territoire ».
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B.Z



