Toutes les élections sont importantes en ce qu’elles sont le cœur et les poumons de notre démocratie. Il faut bien admettre cependant que le scrutin de dimanche recèle une importance particulière et presque inégalée.
D’abord, le vote de ce dimanche marque la fin d’un mandat inhabituellement long de sept années. Elues en 2019, les assemblées de province et le Congrès ont besoin d’un changement sinon d’un rafraichissement. Il faut dire que cette longueur extraordinaire du mandat tient au fait que l’on a tenté jusqu’au bout de trouver un accord, et que cette recherche réclamait le maintien des équipes en place, ce qu’avait d’ailleurs convenu le Parlement qui, à deux reprises, a repoussé cette échéance électorale. Mais ce même Parlement a tué Bougival, cet accord tremblant, mais néanmoins signé, imposant par là-même que les élections se tiennent enfin, ce qu’il advient aujourd’hui.
Pour ou contre l’indépendance
Ces provinciales sont surtout importantes en ce qu’elles vont donner le coup d’envoi de nouvelles et énièmes négociations. Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’y étant engagé dès les premiers jours de juillet. L’État discutera et négociera avec ce qui sera sorti des urnes de dimanche, des équipes légitimées certes, mais dont on ne sait si elles auront été confirmées ou renouvelées. Le FLNKS ne s’y est pas trompé, lui qui n’a cessé durant la campagne de dire que ces provinciales conforteraient ou détruiraient « l’accord de Kanaky ».
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N.V.



