Dans son rapport annuel 2025 récemment publié, l’Autorité de la concurrence de la Nouvelle-Calédonie (ACNC) dresse le bilan d’une année marquée par la relance progressive de l’économie après la crise de 2024. Entre contrôles, avis, sanctions et pédagogie, l’institution veut accompagner la reconstruction.
Créée par la loi du pays d’avril 2014 et entrée en fonction en mars 2018, l’ACNC a pour mission de « veiller au libre jeu de la concurrence et au fonctionnement concurrentiel des marchés sur l’ensemble du territoire ». Mais son rôle ne se limite pas à sanctionner : l’institution intervient aussi en amont, notamment pour contrôler les opérations de concentration d’entreprises et les changements de surfaces commerciales dans le commerce de détail. Elle peut également conseiller les pouvoirs publics sur des projets de textes ou des sujets économiques structurants. Enfin, elle mène une mission d’information auprès des entreprises, des institutions, des étudiants et du grand public pour mieux faire connaître les règles de concurrence.
Dans son édito, le président de l’ACNC, Stéphane Retterer, replace l’année 2025 « dans une économie fortement marquée par la crise de mai 2024 », avec notamment une contraction de l’activité, une hausse des défaillances d’entreprises et des pertes d’emplois. Selon lui, la compétitivité et la capacité d’innovation des entreprises « nécessitent un moteur concurrentiel qui ne soit pas entravé ».
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I.L.R.



