Le gouvernement a autorisé le versement d’une participation de 30 millions de francs à l’Institut agronomique calédonien (IAC) pour poursuivre la lutte biologique contre le scarabée Oryctes rhinocéros, identifié sur le territoire en 2019.
Après un premier programme d’éradication sans succès, une stratégie de « transition progressive » a été mise en place fin 2021, reposant sur la surveillance des zones à risque et la formation des professionnels. Le dispositif comprend également le contrôle des ports, aéroports et aérodromes afin de limiter la propagation vers les îles et les pays voisins. Le gouvernement rappelle qu’« un premier programme majeur d’éradication du ravageur a été déployé, mais sans succès ». L’IAC est chargé d’expertiser et d’adapter les solutions de lutte biologique au contexte local, en étudiant notamment « les différentes voies de lutte biologique contre ce ravageur ».
Parmi les pistes envisagées figure un virus développé en Nouvelle-Zélande, qui « s’attaque au système digestif des scarabées et se propage par ingestion ou par reproduction ». Le programme prévoit de tester « l’efficacité des souches de virus sur les scarabées locaux », avant une possible phase de réduction des populations par des lâchers de spécimens inoculés dans l’environnement.



