Quelques minutes seulement après l’annonce d’un non-lieu général, et avant même que le parquet annonce sa volonté de faire appel de cette décision, les responsables politiques calédoniens ont largement commenté l’information.
On pourrait aisément parler de gueule de bois. Samedi matin, les responsables politiques loyalistes se sont réveillés avec un mal de crâne certain. Rien à voir avec de quelconques excès. En revanche, la claque judiciaire, après le non-lieu général dans l’imposant dossier de la CCAT, a laissé des traces. Sonia Backes, la présidente de la province Sud, s’est dite « écœurée » après cette décision. « Le système judiciaire français devient fou. Les violeurs, les casseurs laissés en liberté et les honnêtes gens abandonnés. Peut-être qu’il serait temps que les juges aient à rendre des comptes au peuple au nom duquel ils sont censés rendre la justice (…) J’aime profondément la France, son histoire, ses valeurs. Mais j’ai honte de ce que cette justice partisane la fait devenir », a-t-elle écrit sur Facebook. « Le non-lieu prononcé démontre, si besoin était encore, et pour reprendre la célèbre formule de Marcellus dans Hamlet, qu’il y a quelque chose de pourri dans la justice française », abonde Loïc Basset-Creugnet, membre de Générations NC, qui évoque une décision « consternante ».
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C.G.

