Ni responsable ni coupable, la justice ne trouve rien à redire au 13 mai 2024, aux morts et aux destructions. Faut-il donc s’étonner de ce que les citoyens qui assurent déjà n’avoir aucune confiance dans leurs politiques et la politique, détestent leurs juges et la justice ? Des juges qui depuis longtemps ont perdu toute impartialité et toute indépendance au profit d’idéologies politiques qu’ils assument parfois ouvertement au travers ne serait-ce que « d’un mur des cons » ! Et cette fois-ci bien sûr, on aura aussi remarqué que la justice n’est plus « coloniale » qui a pour Tein et les siens les yeux de Chimène et fait pavoiser quelques heures Montravel et Rivière-Salée. Un non-lieu pour innocenter ceux qui ont organisé et commandité des évènements dont nous subissons toujours les conséquences. Cette affaire qui révolte tous ceux qui ont eu à souffrir des émeutes et en souffrent encore, arrive quand la justice est clouée au pilori pour la mort de la petite Lyhanna. Mais ce qui interpelle plus encore que les manquements, les fautes ou les erreurs des juges, c’est leur capacité à ne jamais reconnaitre ni admettre qu’ils ont failli, et surtout pas à s’en excuser. Le pouvoir des juges est aussi là dans cette volonté obstinée de s’exonérer de tout ce qui fait vivre une société et tourner le monde. On n’a pas fini de s’interroger sur le rôle des juges et le fonctionnement de la justice !
Nicolas Vignoles


