Aujourd’hui, demain et sans doute encore lundi, ceux qui briguent les suffrages des Calédoniens vont présenter leurs listes, colistiers et programmes. Et cela avant le dernier délai pour le dépôt des listes.
Ainsi, mardi matin nous aurons la donne complète de ces élections provinciales, et nous entrerons officiellement dans une période intense et brève de campagne électorale, jusqu’au jour du scrutin fixé au 28 juin. Il faut reconnaitre que cette période est assez particulière en ce sens qu’un certain flou entoure les intentions politiques des uns et des autres. A l’exception des non-indépendantistes qui réclamaient un nouveau report des élections, et dans la foulée du FLNKS, la plupart des mouvements politiques exigeaient que l’on organise ces provinciales sans retard, estimant selon eux qu’il fallait rapidement « relégitimer » les élus dans la perspective de nouvelles négociations. Et c’est ce qui a été fait puisque l’élection aura lieu le 28 juin prochain et cependant, on a l’impression que les uns et les autres ont été pris par surprise et se sont retrouvés presque désorientés et décontenancés au fait qu’il leur a fallu composer une liste et définir un programme, dans des délais très courts. Il y a eu chez la plupart une sorte d’impréparation qui les conduit encore aujourd’hui à attendre l’ultime seconde pour se donner le temps de trouver un colistier possible ou une alliance envisageable. Et de manière assez paradoxale, ce sont ceux qui étaient opposés aux élections en juin, à savoir les Loyalistes et le Rassemblement, qui se sont montrés les plus cohérents, les plus organisés, les plus efficaces.
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