Dans son avis sur la loi sur les natifs, le Conseil Constitutionnel a confirmé que sans remettre en cause le caractère « restreint » du corps électoral calédonien, l’ouverture de ce même corps électoral aux 10 500 natifs était constitutionnel et s’inscrivait bien dans l’accord de Nouméa. On peut tourner l’affaire dans tous les sens : le Conseil Constitutionnel a acté une ouverture du corps électoral calédonien pour les provinciales, et clairement c’est la fin du dégel. Certes cette ouverture n’est que partielle, néanmoins le gel n’est plus total ! Quel échec pour le FLNKS et son président Christian Tein qui ont fracassé la Nouvelle-Calédonie au prétexte fallacieux de s’opposer au dégel même partiel ! Un échec qui s’ajoute à d’autres et qui décrédibilise davantage encore un FLNKS qui se cherche sans se trouver, engoncé dans des mots d’ordre auxquels de plus en plus de militants font mine de croire encore, perdu dans ses anathèmes et ses provocations. Un FLNKS qui n’a tenu aucune des promesses faites à ceux qu’il a deversé dans les rues le 13 mai 2024 et qui en prennent de plus en plus conscience chaque jour. Mais oui, l’avis du Conseil Constitutionnel, après le vote conforme du Sénat et de l’Assemblée est un camouflet pour le Front dont l’argument ultime du « passage en force » de la part du gouvernement de Macron ou de Lecornu, a volé en éclat.
Nicolas Vignoles



