Il y a ces femmes qui viennent dâavoir un enfant, celles qui en ont dĂ©jĂ cinq ou celles qui rĂȘvent dâen avoir un deuxiĂšme. Il y a celles qui ne connaissent pas la douleur dâaccoucher mais qui connaissent pourtant la joie dâĂȘtre maman. Il y a aussi toutes ces femmes qui nâont pas encore dâenfants, qui nâen auront peut-ĂȘtre jamais â parce quâelles nâen veulent pas ou parce quâelles ne peuvent pas â mais qui ont pourtant une mĂšre. Alors, on vous lâaccorde, la FĂȘte des mĂšres est devenue, au fil des annĂ©es, un rendez-vous lĂ©gĂšrement commercial qui ravit les fleuristes, les chocolatiers, les pĂątissiers et probablement certaines enseignes qui y voient avant tout lâoccasion de gonfler des chiffres parfois en berne depuis de longs mois maintenant. Mais, la FĂȘte des mĂšres, câest avant tout une bonne dose dâamour. Une pensĂ©e, une attention, un mot doux suffiront aisĂ©ment Ă Ă©gayer celles quâon chĂ©rit tant. Alors, Ă toutes les mamans, celles qui apprennent encore quotidiennement leur nouveau rĂŽle, celles quâon rejette parfois durant lâadolescence, celles quâon voit chaque semaine, celles qui habitent Ă lâautre bout du monde et quâon rĂȘverait dâembrasser ou encore celles qui sont aujourdâhui loin de cette terre mais qui brillent dans le ciel Ă©toilĂ©, bonne fĂȘte.
Claire Gaveau



