Eramet va lever 60 milliards de francs. L’État et la famille Duval, principaux actionnaires du groupe minier tricolore, ont donnĂ© leur feu vert mercredi 27 mai Ă cette augmentation de capital destinĂ©e Ă redresser la barre du groupe. Une opĂ©ration qui pourrait potentiellement redistribuer les parts au sein de l’actionnariat.
L’assemblée générale des actionnaires d’Eramet s’est tenue mercredi soir à Paris, sous la présidence de Christel Bories, PDG de la maison-mère de la SLN. Les actionnaires ont approuvé à plus de 95 % une augmentation de capital, destinée à renforcer les fonds propres du groupe, après une perte nette d’environ 57 milliards de francs en 2025 et un endettement jugé élevé. Cette opération, d’un montant maximum de 59,6 milliards de francs, se fera « par émission d’actions ordinaires », précise un communiqué de presse du groupe tricolore. Elle est prévue au deuxième semestre 2026.
Reste maintenant à savoir qui (re)mettra la main au pot. Les actionnaires bénéficieront d’un « droit préférentiel de souscription », soit un accès prioritaire pour acheter de nouvelles actions, indique le communiqué. À ce titre, la famille Duval, qui détient actuellement 37,2 % du capital d’Eramet et 43,5 % des droits de vote, est particulièrement scrutée. Elle pourrait envisager une possible cession de ses parts. Trois scénarios sont évoqués : une participation totale à l’opération, une souscription partielle pour rester un actionnaire de référence, ou une dilution plus importante ouvrant la voie à une recomposition du capital. Si ses membres ne participent pas à l’augmentation de capital, leur poids au sein du groupe sera mécaniquement dilué.
35 millions de francs pour les syndicats en 2026
Cette annĂ©e, les organisations syndicales reprĂ©sentatives se voient attribuer 35 millions de francs par le gouvernement. Ces fonds sont destinĂ©s Ă soutenir la formation des adhĂ©rents et le fonctionnement des structures. L’enveloppe est rĂ©partie entre les 7 organisations reprĂ©sentatives selon leur poids. Structure la plus consĂ©quente, l’UT CGT-CGC percevra 8,75 millions de francs, suivie de l’USOENC (7,29 millions) et de l’USTKE (6,56 millions). La FĂ©dĂ© recevra pour sa part 5,1 millions, tandis que FO, la CSTNC et la COGETRA NC recevront chacune entre 2,1 et 2,9 millions de francs.



