Sept personnes appartenant au clan Weiko et à l’ONG Eniana ont comparu devant le tribunal correctionnel de Nouméa pour avoir signé, en octobre 2024, un document ordonnant à la famille Metzdorf de quitter sa propriété de Poya dans un délai d’un mois. « Ce n’est que le début des revendications, cela a vocation à s’appliquer à tous les autres propriétaires terriens », a lancé l’un des prévenus. La justice rendra sa décision le 3 juillet prochain.
Ce n’était pas de leur responsabilité, mais de celle de leur totem, le lézard. Ce n’étaient pas des menaces, mais un avertissement. Ils n’allaient pas mettre leurs propos à exécution, puisque le monde de l’invisible devait s’en charger à leur place. Sept personnes appartenant au clan Weiko et à l’ONG Eniana ont tenté, par tous les moyens, de se dégager de toute culpabilité alors qu’elles comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Nouméa pour le délit de « menace de mort avec ordre de remplir une condition », rejetant la responsabilité de leurs actes sur « l’esprit des ancêtres ».
Rembobinons un instant. Le 19 octobre 2024, une vidéo publiée sur le groupe Facebook de l’ONG Eniana, qui compte près de 2 200 membres, devient virale. On y voit six hommes apposer leurs empreintes digitales sur un « acte légitime de proclamation de pleine souveraineté clanique, mythique et totémique », présenté comme un « document notarial », tout en prononçant, à tour de rôle, la phrase : « Je signe avec mon totem. » « Content ou pas content, il va crever comme un chien », avertit l’un d’eux au moment d’apposer sa signature. « Celui qui va à l’encontre va mourir », prévient un autre.
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche



