Outre KNS, la SMSP est aussi actionnaire majoritaire (à 51 %) de la Nickel mining company (NMC), sa filiale d’extraction minière, et d’une usine off-shore à Gwangyang en Corée du Sud, la Société du nickel de Nouvelle-Calédonie (SNNC). Deux entreprises co-détenues à 49 % par l’aciériste POSCO. Le point sur ces sociétés avec Karl Therby, président directeur général de la SMSP.
La NMC redoutait une cessation de paiement à fin avril. Après une réduction de leur temps de travail, ses salariés vont reprendre à temps plein (39h) au 1er juillet. Est-ce dire que les choses s’arrangent pour la NMC ? A-t-elle obtenu le prêt que l’État lui proposait ?
Sur ce point, je tiens à apporter des clarifications. Suite à la mobilisation du 3 décembre dernier devant le Haut-commissariat, nous ne demandons pas un prêt, mais à être mis en contact avec des banques françaises et européennes en capacité de discuter avec nous de la restructuration de la dette de la NMC. Dans l’immédiat, cette discussion se poursuit avec le CIRI (comité interministériel de restructuration industrielle), et la NMC a fourni tous les documents nécessaires, notamment un audit interne.
Cet audit a été réalisé, et d’après Claire Durrieu (ex-chef de la mission interministérielle), ses résultats étaient plutôt encourageants et faisaient apparaître des difficultés conjoncturelles pour la NMC, et donc redressables, plus que structurelles. Vous confirmez ?
Je confirme et cela confirme ce qu’on a toujours dit. La conjoncture nous a mis en difficulté et un besoin financier s’est créé. Le besoin est là. Il faut le combler. S’il est comblé, l’audit montre un avenir. S’il ne l’est pas, c’est dramatique. Et pour l’instant, il n’est pas comblé.
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Légende photo : Karl Therby, président directeur général de la SMSP.
Propos recueillis Béryl Ziegler




