Elles ont entre 17 et 27 ans. Le comité a dévoilé le 18 mai les huit prétendantes au titre de Miss Nouvelle-Calédonie 2026, dont l’une d’elles succédera à Juliette Collet.
L’aventure Miss Nouvelle-Calédonie 2026 est officiellement lancée. Devant un parterre d’officiels et de partenaires, les huit prétendantes à la couronne ont dévoilé leur parcours, leurs attentes et les causes associatives qu’elles ont choisi de soutenir. Portraits de huit jeunes femmes déterminées à marquer l’histoire du Caillou.
Candidate n°1 : Alizé Clémenceau – « Oser sortir de sa zone de confort »
À 19 ans, du haut de ses 1,70 m, Alizé Clemenceau a ouvert le bal de cette promotion 2026 avec une assurance peu courante. Actuellement en deuxième année de BTS de gestion de la PME en alternance, au sein de Pépit’NC – le dispositif d’accompagnement de l’UNC des jeunes vers l’entrepreneuriat – la jeune Calédonienne, qui se décrit comme une fille « simple » et « qui aime rire » a décidé de tenter l’aventure. « Depuis mon enfance, j’ai eu la chance d’être entourée de différentes cultures et cela m’a appris des valeurs qui me tiennent profondément à cœur telles que le partage, le respect, l’importance des liens humains », a-t-elle confié. Très attachée aux paysages du Caillou et au « vivre ensemble », la jeune femme conçoit le concours comme un tremplin pour prouver « que tout est possible lorsqu’on croit en soi et qu’on ose sortir de sa zone de confort ». Sur le plan associatif, Alizé a choisi de parrainer l’association Marie pour la vie, touchée par la situation des enfants malades et défavorisés qui méritent, selon elle, de garder le sourire malgré les épreuves.

Candidate n°2 : Luna Lopes – La voix d’une jeunesse engagée
Luna Lopes, 21 ans et 1,70 m, affiche un parcours placé sous le signe du travail et du dévouement associatif. Récemment diplômée d’un Bachelor de gestion et de commerce de l’EGC, Luna n’a pas attendu la fin de ses études pour s’investir professionnellement. Active sur le marché du travail dès l’âge de 16 ans, elle a poussé les portes du milieu associatif à seulement 15 ans en rejoignant Un sandwich pour autrui, une structure dont elle occupera par la suite la vice-présidence à trois reprises. C’est donc tout naturellement qu’elle a choisi cette association pour marquer son engagement cette année. Luna souhaite utiliser la vitrine de l’élection pour inciter les jeunes à s’investir. « Aujourd’hui, si je m’engage dans cette élection, c’est pour représenter la jeunesse calédonienne, celle qui travaille, qui s’engage et qui étudie », a-t-elle affirmé avec conviction. Elle a de qui tenir. Sa mère est Valérie Zaoui, une chef d’entreprise bien connue des Calédoniens, impliquée dans l’entreprenariat au féminin, et par ailleurs élue à la CCI.

Candidate n°3 : Estelle Talatini – La maturité et le droit au service des autres
Portée par son leitmotiv, « Je préfère mille fois tenter que de regretter », Estelle Talatini incarne la maturité de cette édition. Âgée de 27 ans et mesurant 1,72 m, la jeune femme est à la fois juriste et masseuse-bien-être. Un double profil qui illustre son appétence pour l’apprentissage continu et son refus de se laisser enfermer dans des cases. Forte de son bagage juridique, Estelle est habituée à écouter et défendre : « Dans mon métier juridique, je dirais que chaque histoire m’a transmis et m’a appris que chaque personne méritait d’être entendue. » C’est cette empathie qui guide son engagement contre les violences intrafamiliales et pour la valorisation de la place des femmes, un combat qu’elle entend mener en partenariat avec l’association ADAVI (Accès aux droits et aide aux victimes). Pour Estelle, l’évolution du règlement qui autorise désormais la participation de femmes plus mûres est une opportunité à saisir. Issue d’un milieu « simple » et se définissant comme « métisse walisienne et calédonienne », Estelle souhaite porter un message de bienveillance, de persévérance et de simplicité.

Candidate n°4 : Vaea Mercier – Célébrer la mixité calédonienne
Du haut de son 1,74 m, Vaea Mercier, 19 ans, porte en elle la fraîcheur des bancs de l’université. Actuellement inscrite en première année de licence de droit à l’Université de la Nouvelle-Calédonie (UNC), elle aborde ce concours avec une fierté ancrée dans ses racines. Originaire de Voh, Vaea voit dans l’élection de Miss Nouvelle-Calédonie une tribune idéale pour célébrer l’identité plurielle du territoire. « Si je me présente aujourd’hui, c’est pour représenter toutes les femmes ou les jeunes femmes qui sont originaires de la Nouvelle-Calédonie et représenter toute la culture et la mixité que notre pays peut apporter. »

Candidate n°5 : Lana Prost – L’audace et la détermination face aux préjugés
C’est avec un tempérament de feu et une belle assurance que Lana Prost, la benjamine du groupe du haut de ses 17 ans (et de son 1,75 m, s’est avancée sur scène. Se définissant elle-même comme « têtue et audacieuse », Lana assume pleinement sa singularité. La candidate numéro 5 souhaite briser les stéréotypes de genre et les moqueries liées aux critères physiques qui touchent trop souvent les adolescentes. « Je veux prouver à toutes les filles qu’on a déjà traitées de girafes […] parce qu’elles sont grandes, ou de garçons manqués aussi parce qu’elles sont plus grandes que les garçons de leur classe, qu’elles peuvent participer à ce genre de concours et que ce genre de concours justement est fait pour les mettre en avant. » Lana s’adresse également à tous les enfants à qui l’on a répété qu’ils « rêvaient trop grand », affirmant haut et fort qu’il n’y a pas d’âge pour donner vie à ses ambitions.

Candidate n°6 : Havaïki Berteau – L’émotion, la danse et la cause de la santé mentale
La présentation de Havaïki Berteau, 23 ans et 1,71 m, restera sans doute comme l’un des moments les plus touchants de la soirée. Professeure de français, et donc habituée des prises de parole en public, la candidate numéro 6 est pourtant apparue submergée par une vive émotion au moment d’évoquer ses racines et son parcours. Née « d’un père européen et d’une mère tahitienne, polynésienne et calédonienne », elle estime que cette diversité culturelle est précisément ce qui rassemble les Calédoniens. Pour avancer dans la vie, Havaïki puise sa force dans la danse tahitienne. Une discipline qu’elle pratique depuis maintenant six ans. « Cela m’a aidée à prendre confiance en moi, à être persévérante et à toujours regarder en avant », a-t-elle confié. C’est cette même persévérance qui la pousse aujourd’hui à briser les codes du concours et à lever le voile sur un sujet encore trop souvent tabou : la santé mentale. Marraine de l’association Hippocampe, qui accompagne les personnes atteintes de troubles psychiatriques ou de schizophrénie, elle a choisi de défendre cette cause en hommage à sa grand-mère. L’aventure des Miss prend également une tournure familiale, puisqu’Havaïki marche sur les traces de sa grande sœur, elle-même candidate lors de l’édition 2018.

Candidate n°7 : Mélody Tisserand, une personnalité solaire tournée vers l’entraide
À 25 ans, Mélody Tisserand (1,70 m) a osé « sortir de sa zone de confort » pour participer à cette aventure « avec sincérité et avec le cœur ». Masseuse-physiothérapeute depuis 2024, un métier qu’elle exerce avec passion, après des études en Suisse, la jeune femme estime avoir « compris et appris que la force ne réside pas forcément dans l’apparence ou le bruit, mais plutôt dans l’entraide, la douceur », explique celle qui se définit volontiers comme une personne résolument « solaire ». Refusant de limiter sa candidature à une simple recherche de statut ou d’esthétique, Mélody s’engage aux côtés de l’association Dons d’Espoir, qui œuvre activement sur le territoire à travers des collectes alimentaires et des événements solidaires pour soutenir les familles en difficulté, les jeunes et les sans-abris.

Candidate n°8 : Eileen Fichter, le courage de porter un message d’espoir
Clôturer une soirée de présentation n’est jamais un exercice facile, et c’est la jeune Eileen Fichter, 18 ans et 1,71 m, qui a relevé le défi. Malgré un moment de trac bien compréhensible face au public, la jeune femme a tenu à prendre la parole pour livrer un message sincère, né de son propre vécu. Pour sa toute première grande expérience publique, la candidate numéro 8 a exprimé sa volonté d’être un relais pour toutes les personnes traversant des périodes de turbulence ou de crise au quotidien. « Je suis venue ici avec un espoir, un message à porter. Déjà, j’ai le droit d’y croire », a-t-elle souligné. Une main tendue vers ceux qui ont besoin de soutien. Huit candidates, huit parcours singuliers. Le compte à rebours est désormais lancé pour l’élection de Miss Nouvelle-Calédonie 2026 qui se déroulera le 25 juillet dans les jardins du Nouméa Resort and Spa.

Deux mois de préparation intensive avant l’élection
Les huit candidates à l’élection de Miss Nouvelle-Calédonie 2026 entrent désormais dans une phase de préparation intense qui s’étalera jusqu’à l’élection du 25 juillet. Pendant deux mois, les jeunes femmes enchaîneront ateliers et entraînements afin de travailler aussi bien leur aisance scénique que leur confiance en elles. Au programme : cours de maquillage et de coiffure avec le Centre de formation des apprentis (CFA), ateliers de communication et de bien-être, culture générale, yoga et pilates, apprentissage du catwalk en talons, cuisine, arts de la table ou encore chorégraphie. Cette préparation passera aussi par de nombreuses apparitions publiques. Les candidates seront notamment présentes au Salon du tourisme, le 31 mai au parc Brunelet, au Salon de la gastronomie à Nouville le 6 juin, puis à l’ouverture de la saison hippique à La Foa le 13 juin et au marché de Farino le 12 juillet. L’élection se déroulera le 25 juillet dans les jardins du Nouméa Resort & Spa, en présence de Maéva Coucke, Miss France 2018. Entre 400 et 500 spectateurs sont attendus pour cette soirée retransmise en direct sur NC La 1ère. Le vote du public, ouvert dès le 1er juin, comptera pour 50 % de la note finale.




